Bazo 的个人资料Royaume du Cambodge照片日志列表 工具 帮助

bazil Bazo

作者 
作者 
作者 
作者 
第 1 张,共 1 张
5月5日

Un temple du XIe siècle va rouvrir à Angkor grâce à des architectes français

060505091057.v05vr5xs0_le-temple-de-baphuon-sur-le-site-d-angkor-en-fevrib.jpg

Le temple de Baphuon sur le site d'Angkor en février 1961

vendredi 5 mai 2006, 11h10
Un temple du XIe siècle va rouvrir à Angkor grâce à des architectes français


PHNOM PENH (AFP) - L'un des plus grands et des plus vieux temples du célèbre complexe d'Angkor au Cambodge va être rouvert au public après avoir passé plusieurs décennies en morceaux.
Une équipe d'architectes français a, en effet, réussi à remodeler une partie du temple de Baphuon démantelé il y a près d'un demi-siècle, de sorte que la structure puisse être reconstruite et renforcée.

Le projet initial avait été abandonné lors du déclenchement de la guerre civile au début des années 1970 et il ne restait du temple datant du XIe siècle que 300.000 pierres éparpillées dans la jungle.

Les plans du puzzle avaient été détruits sous le régime communiste des Khmers Rouges qui avaient pris le pouvoir au Cambodge en 1975. Et il a fallu attendre que la paix revienne dans les années 1990 pour que des archéologues liés à l'Ecole française d'Extrême-Orient relancent les travaux pour reconstruire Baphuon.

"La principale difficulté a été de nous occuper d'un monument qui avait été abandonné (...) un monument démantelé, sans qu'on ait la photo originale", a expliqué l'architecte Pascal Royère, en charge du projet.

"Le temple avait été fermé (...) et nous redonnons maintenant un petit accès au public", a-t-il indiqué vendredi à l'AFP.

Les touristes vont pouvoir, pour la première fois, visiter une partie de la face orientale du temple et observer le travail de restauration. M. Royère a déclaré espérer que le projet serait entièrement terminé dans deux ans. "Notre objectif est d'étendre progressivement l'accès au public", a-t-il dit.

Le Cambodge, l'un des pays les plus pauvres d'Asie, compte énormément sur le tourisme pour se développer et Angkor constitue sa principale attraction.

Des architectes français remodèlent un temple d'Angkor

 

Après avoir stagné pendant plusieurs décennies en morceaux, l'un des plus grands et des plus vieux temples du célèbre complexe d'Angkor, au Cambodge, va être rouvert au public. Une équipe d'architectes français est en effet parvenie à remodeler une partie du temple de Baphuon, datant du XIème siècle et démantelé il y a près de 50 ans, de sorte que la structure puisse être reconstruite et renforcée.

Le projet initial avait été abandonné lors du déclenchement de la guerre civile au début des années 1970 et il ne restait du temple que 300.000 pierres éparpillées dans la jungle. Les plans du puzzle avaient été détruits sous le régime communiste des Khmers Rouges qui avaient pris le pouvoir au Cambodge en 1975. Il a fallu attendre que la paix revienne dans les années 1990 pour que des archéologues liés à l'Ecole française d'Extrême-Orient relancent les travaux de reconstruction.

Pour la première fois, les touristes vont pouvoir visiter une partie de la face orientale du temple et observer le travail de restauration. M. Royère, en charge du projet, a déclaré espérer que le projet serait entièrement terminé dans deux ans. "Notre objectif est d'étendre progressivement l'accès au public", a-t-il dit.

4月13日

ÉCOTOURISME AU CAMBODGE - Au pays de l’or vert

logo-CIweb.gif

 

ÉCOTOURISME AU CAMBODGE - Au pays de l’or vert

Les richesses naturelles de la province du Mondolkiri attirent de plus en plus de touristes. Un boom qu’il faut contrôler pour protéger cette fragile réserve de grands mammifères.

i61720p58_59_806_voyage3.jpg

Le marché central de Sen Monorom, la capitale de la province du Mondolkiri, dans l’est du Cambodge, nous ramène dans un passé relativement récent où les gens de la région vivaient presque exclusivement de la terre. La matinée est claire, mais il fait étrangement sombre dans les étroites allées tortueuses qui courent entre les bicoques de bois couvertes de tôle ondulée rouillée. Quelques rayons d’un soleil capricieux filtrent dans ce dédale, éclairant ici une pile de mangues, là un étal de boucher où gît un sabot de bœuf, là encore un panier d’osier abritant un coq de combat. Des grands-parents et des bébés se balancent dans des hamacs, des chiots folâtrent sur un tas d’ordures, des poissons barbotant paresseusement dans des seaux d’eau sont saisis d’une main ferme, décapités sous la lame d’un couteau et aussitôt proposés aux chalands.

Mais, dès que l’on quitte le marché, l’asphalte flambant neuf de la grand-rue nous propulse dans un Sen Monorom résolument moderne. L’année écoulée a vu l’arrivée d’Internet et l’ouverture du premier bar à l’occidentale. Sen Monorom évolue à une telle allure que les notices des guides touristiques sont périmées avant d’être imprimées.

Miriam Smith, qui travaille pour une ONG suédoise, vit ici depuis 2003. “Il y a encore trois ans, dit-elle, on voyait souvent les Phnongs descendre de leurs villages de montagne à dos d’éléphant pour venir se ravitailler en ville. Aujourd’hui, c’est devenu un spectacle extrêmement rare.”
La région, jadis bastion de la minorité phnong, accueille une population de plus en plus diversifiée. Depuis quelque temps, en effet, des immigrants viennent chercher fortune dans l’est du Cambodge. Les vastes prairies ont été défigurées par des plantations de résineux, les téléphones portables ont conquis jusqu’à ces terres reculées, et de nouvelles constructions poussent comme des champignons.
Mais, pour les gens du pays, le plus grand changement survenu au cours de ces cinq dernières années tient au tourisme. Selon les chiffres du ministère du Tourisme, Sen Monorom n’avait vu passer que 298 voyageurs en 2000, pour la plupart des étrangers téméraires venus s’aventurer dans l’“Est sauvage” cambodgien ; l’an dernier, la ville a attiré plus de 10 000 visiteurs, dont 90 % de Khmers.

Cet afflux massif s’explique tout simplement par la mise en service de la nouvelle route de Phnom Penh. Depuis que le tronçon cauchemardesque reliant Mimot et Snoul a été refait, en 2004, le trajet de Phnom Penh à Sen Monorom ne prend plus que trois heures pendant la saison sèche, contre sept auparavant. Vers 1995, la chaussée était dans un tel état de délabrement qu’il était plus rapide de faire le détour par le Vietnam : on gagnait deux heures ! Désormais, les citadins cambodgiens n’hésitent plus à s’offrir un week-end au Mondolkiri, pour profiter de la fraîcheur estivale des hautes terres. Le nombre de touristes khmers a décuplé en l’espace d’un an, passant de 919 en 2003 à 8 295 en 2004. Chaque jour, des autocars climatisés et une bonne demi-douzaine de camionnettes bondées quittent la capitale à destination de Sen Monorom.

Une véritable fièvre bâtisseuse s’est emparée de la ville, où les habitants espèrent faire fortune grâce à la manne touristique. La petite capitale provinciale compte aujourd’hui seize auberges, contre à peine cinq en 2001, ainsi que deux hôtels et un centre de méditation doublé d’une station thermale. Dans le centre-ville, la route est bordée de pensions qui viennent d’ouvrir leurs portes, et au moins deux autres sont en cours de construction. Les établissements existants s’empressent d’agrandir leurs locaux, espérant être prêts pour le nouvel an khmer, à la mi-avril, qui devrait attirer plus d’un millier de visiteurs.

Le prix du foncier s’envole. Il y a sept ans, Sum Dy a payé 1 230 euros le terrain sur lequel il a bâti l’auberge qui porte son nom ; aujourd’hui, assure-t-il, ce terrain ne vaut pas moins de 65 000 euros. Bien d’autres récits concordent. Des terrains qui valaient 16 euros le mètre carré il y a cinq ans partent aujourd’hui à 820 euros, et les gens du cru comme les immigrants achètent de grandes parcelles qu’ils subdivisent et transforment en lotissements.

Les propriétaires de pensions misent sur l’arrivée d’une route asphaltée, dont le chantier devrait débuter en 2007. Voilà qui encouragera encore plus de gens de Phnom Penh à venir passer le week-end dans la région. Il serait également question de rouvrir la frontière avec le Vietnam au poste voisin de Dac Dam, ce qui devrait encourager les touristes étrangers à pousser de Da Lat jusqu’au Cambodge. Le Mondolkiri – avec ses paysages vallonnés, ses forêts, ses promenades à dos d’éléphant et ses tribus montagnardes – est à des années-lumière de l’effervescence de Phnom Penh, et on y trouve de surcroît une fraîcheur beaucoup plus agréable – ce qu’un Occidental installé sur place appelle la “climatisation gratuite”.

Les touristes khmers viennent surtout voir les chutes de Bou Sra, grande attraction locale, immortalisée par Sin Sisamuth, un chanteur populaire des années 1970, disparu sous les Khmers rouges. C’est sans aucun doute le clip karaoké de sa célèbre chanson, où l’on voit des danseuses phnongs devant la cascade, qui pousse tant de Khmers à venir admirer les chutes d’eau les plus spectaculaires de leur pays. La route qui dessert le site a également été refaite en 2004, et le trajet, qui prenait auparavant quatre heures en moto et dont Lonely Planet affirmait dans sa dernière édition que c’était“l’une des plus mauvaises routes du pays”, franchit désormais quatre ponts. A la saison sèche, il ne faut guère plus d’une heure pour arriver à Bou Sra. Grâce à tous ces aménagements, il arrive que certains week-ends de l’année, comme celui du nouvel an khmer, toutes les pensions et auberges de la ville affichent complet. “L’an dernier, nous avons eu beaucoup de demandes, mais nous n’avions plus une chambre. Les gens ont dû se rabattre sur Kratie ou Kompong Cham”, raconte Sum Dy, qui envisageait d’ajouter douze chambres aux cinq existantes pour le mois d’avril 2006.

Le Mondolkiri fait également l’objet de tous les soins du gouvernement et de plusieurs associations écologiques, qui espèrent en faire une destination d’écotourisme. Les centaines de milliers d’hectares de forêt sèche qui tapissent les flancs des montagnes et les vallées de la province constituent l’un des derniers sanctuaires d’Asie du Sud-Est pour les grands mammifères. On y rencontre des tigres, des léopards, des éléphants, des gibbons et des koupreys (une espèce de bœuf sauvage dont le Cambodge a fait son animal national). Près des trois quarts du territoire de la province sont actuellement protégés et placés sous l’autorité conjointe du WWF [Fonds mondial pour la nature] et du ministère de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche cambodgien. Keo Sopheak, responsable du projet de sanctuaire naturel de Sre Pok, qui fait partie de la zone protégée du Mondolkiri, est persuadé que l’écotourisme jouera un rôle clé pour assurer la viabilité économique de ces réserves : “Le tourisme apportera du travail aux communautés et générera des revenus qui permettront d’entretenir la zone protégée et de construire des écoles et des centres médicaux dans les villages phnongs.” Les responsables du projet comptent commencer en 2009 à organiser des visites guidées qui relieront directement le temple de Siem Reap aux relais pour safaris écologiques haut de gamme nichés au cœur de la réserve.

Des chauffeurs de moto-taxi aux gardes forestiers en passant par les responsables du tourisme, tout le monde ne jure plus que par l’écotourisme. Il reste pourtant beaucoup à faire pour que le concept trouve réellement son sens dans l’esprit des habitants du Mondolkiri. Pour beaucoup, il se résume pour l’instant à une visite aux chutes d’eau et à des balades à dos d’éléphant. Le projet Sre Pok est actuellement le seul programme de grande ampleur développé dans la région, mais même s’il attire des touristes fortunés, ceux-ci ne représenteront jamais qu’une petite fraction du flux de visiteurs. Abattage forestier illégal et braconnage sont monnaie courante, et les rochers de Bou Sra sont déjà jonchés de boîtes en polystyrène et de sacs en plastique. Le long du sentier menant aux chutes, des marchands offrent sur leurs étals toutes sortes d’organes d’animaux sauvages, auxquels de nombreux Khmers prêtent des vertus médicinales.

Kong Bunly, garde-chasse dans les forêts du Mondolkiri, est un “guerrier de la faune mondiale” et une partie de son travail consiste à sensibiliser les gens au caractère illégal de ce type de commerce. “Tous les touristes ne viennent pas simplement admirer les chutes d’eau et les temples, certains viennent aussi pour la faune. Il s’agit là d’une ressource essentielle, que nous devons absolument protéger. Si les touristes découvrent sur les étals des cadavres d’espèces en voie de disparition, ça fait plutôt mauvais effet”, commente-t-il. Mais, bien entendu, lors de sa tournée d’inspection, il ne trouve jamais l’ombre d’un squelette de loris, pas la moindre défense d’éléphant, pas une seule corne d’antilope – produits que, une demi-heure plus tôt, les marchands étalaient fièrement à la vue des visiteurs.

S’il est vrai que le développement des activités touristiques apportera inévitablement son lot de pollution, les perspectives économiques que laisse entrevoir l’écotourisme incitent les habitants démunis de la région à préserver leur cadre naturel exceptionnel. Le secteur emploie déjà des gens qui, sans cela, en seraient réduits à abattre des arbres ou à braconner pour survivre. “A Sre Pok, tous nos employés sont des Phnongs, assure M. Sopheak. Avant, ils étaient chasseurs. Maintenant, ils collaborent avec nous pour mettre un terme à la chasse.” Le tourisme induira inévitablement d’autres changements dans le Mondolkiri. Reste à savoir s’il répondra vraiment aux attentes des gens du pays, des ONG et des responsables gouvernementaux, et s’il s’agit bien de la formule magique qui fera pleuvoir des dollars tout en préservant l’environnement.

Kate Evans
Phnom Penh Post


Conflit
Les habitants de Dak Dam luttent depuis plus d’un an contre une concession de 10 000 ha offerte à la société chinoise Wuzhizhan, qui veut planter des résineux pour alimenter une usine de pâte à papier. Les villageois contestent la légalité de l’attribution des terrains et veulent protéger leur forêt traditionnelle – ainsi qu’une de leurs nécropoles.


Carnet de route

Y ALLER
La seule possibilité pour se rendre à Sen Monorom est de prendre la route récemment tracée dans la forêt à partir du district de Snoul. Depuis Phnom Penh, on peut louer une voiture ou prendre un autobus au départ du marché central, aussi appelé Psar Thmey, ou du Psar Depot, un marché situé dans le sud de la capitale. En fonction de l’état de la route, il faudra de six à dix heures pour parcourir les 545 kilomètres du trajet. Durant la saison des pluies, de mai à novembre – attention, la mousson arrive plus tôt dans les provinces montagneuses de l’est du pays que dans les plaines intérieures –, il est conseillé de louer une voiture à quatre roues motrices.

À VOIR
Avant de se rendre à Sen Monorom, il est conseillé de se renseigner sur les derniers hôtels ouverts ou sur les nouvelles excursions possibles dans la région. Car les choses changent très vite dans un pays en développement rapide comme le Cambodge. De nombreuses agences de voyages peuvent vous donner les informations récentes. Mieux vaut visiter la province du Mondolkiri à la fin de la saison des pluies, lorsque les herbes hautes qui couvrent les collines prennent une couleur vert foncé.
Pour vous balader en dehors de la ville de Sen Monorom, vous pouvez opter, en fonction de vos moyens et de vos envies, pour des déplacements en voiture (éventuellement en 4 x 4) ou en moto-taxi. Les pistes aux alentours de la ville sont en plus ou moins bon état, en fonction de la saison et de l’avancement des travaux routiers. Les hôtels proposent souvent d’organiser des excursions vers les chutes d’eau de Bou Sra. Depuis le village de Pou Tang, il est également possible de faire une promenade à dos d’éléphant. Un circuit d’écotourisme devrait prochainement ouvrir dans la réserve naturelle de Sre Pok.

À SAVOIR
La majorité des habitants de la province du Mondolkiri appartiennent à l’ethnie Phnong. Ils sont souvent victimes de discriminations de la part des Khmers des plaines, qui dominent l’administration et détiennent le pouvoir économique. La pression foncière accrue entraîne de nombreuses spoliations des terres ancestrales traditionnellement détenue par les communautés phnongs.
Province frontalière du Vietnam, le Mondolkiri a accueilli, au début des années 2000, une vague de réfugiés issus des minorités des provinces vietnamiennes voisines.

À LIRE
Des montagnards aux minorités ethniques, de Stan Tan Boon Hwee, Andrew Hardy, Mathieu Guérin et Van Chinh Ngyuen (éd. IRASEC-L’Harmattan, 2003) ; une étude sur la situation des minorités montagnardes au Cambodge et au Vietnam.


© Courrier international 2006

4月12日

Bonne Année de Châr 2550 de l’ère bouddhique

rad5FAE7.jpgBonjour

Chaul Chnam Thmey khmer est une année de chien, la 2550 de l’ère bouddhique, qui représente la déesse de l’année « Châr », c’est la sixième fille de Kabilmohaprom qui s’appelle Kékmérathévy, et qui va descendre sur notre royaume khmer le vendredi Muy Roch Khér Chèth, qui correspond normalement au calendrier christien le vendredi 14 avril 2006 à 06 heures 48 minutes du matin.

Selon le livre Mohasangkran qui avait été écrit par M. IM Borinn, président de la commission de la recherche en astrologie khmère et de la culture khmère, M. IM Borinn a confirmé que la déesse Kékmérathévy portera les vêtements blancs, et les boucles d’oreilles décorées par les fleurs de lotus et pleine d’autres fleurs très parfumées. Aussi, elle portera les bijoux hors normes, une sorte de pierre précieuse noire brillante, elle s’équipera une épée dans sa main droite et dans sa main gauche. Elle viendra sur notre royaume avec son buffle géant et restera debout sur son buffle géant afin de mieux surveiller notre royaume et le peuple khmer. Elle adore les bananes « Chèk Namvar ».

Le groupe d’anges Femelle de cent mille anges conduira le groupe d’anges Mâle et s’envolera vers la montagne cristallite dans la province de Hémepean, c’est un lieu sacré où l’on a déposé la tête de Kabilmohaprom sur une sorte de plateau en or massif. Les anges récupéreront la tête de Kabilmohaprom afin de défiler autour d’une montagne sacrée Suméruk pendant 60 minutes. Et puis, les anges remmèneront la tête de Kabilmohaprom vers la montagne cristallite et la remettront sur le même endroit.

Et les anges se réuniront à nouveau et décideront à prendre un bain dans un lac sacré qui s’appelle Aknotakhomasras. Dans ce lac sacré, il y a une source d’eau précieuse qui sorte de la bouche de sept bœufs Ouksakpheakreach. Cette eau précieuse permet aux anges d’adoucir leur corps afin de mieux méditer dans une pagode en or.

Après la méditation, les anges prieront pour nous afin de nous apporter le bonhonneur, la longévité, la pleine santé, la paix et la prospérité.

En conclusion : pendant ces trois jours de Chaul Chnam Thmey 2550 de l’ère bouddhique, il faudrait tenir compte les trois dates suivantes :

Le premier jour de nouvelle An khmer sera le vendredi Muy Roch Khér Chèth qui correspond au calendrier christien le vendredi 14 avril 2006 à 06 heures 48 minutes.

Le deuxième jour, c’est la date d’entrée en vigueur de nouvel An khmer

Le troisième jour, c’est la fin de nouvel An khmer le dimanche 16 avril 2006 à 10 heures et 28 minutes

Comment préparer et accueillir la déesse :

Selon le livre Mohasangkran, il faut vraiment bien préparer les offrants, et ne pas choisir n’import quoi avant que la déesse soit descendue sur notre royaume, et de façon suivante :

- Choisissez une nappe de couleur blanche et préparez sur l'autel de manière suivante : cinq bougies, cinq supports d'encens, fleurs, fruit, une cuvette de l'eau parfumée, et Baysey. Le Baysey est une section de tronc de bananier, auxquelles 3, 5 ou 7 couches de feuilles de banane, enroulés sous formes de doigt, ont été attachées comme pour dire adieu à l'ancienne déesse et accueillir la nouvelle déesse. Les familles prieraient pour le bonheur, santé, bonnes récoltes, et ainsi de suite. Mais cette année, la déesse préférerait plutôt les bananes « Chèk Namva ».

Selon les anciens astrologues khmers, l’année de Châr 2550, et dans le livre Mohasangkran, il est précisé qu’il y a une géante (yeak kéney) qui s’assoit sur un chien et qui représente vraisemblablement l’année rien de plus. Par contre la déesse Kékmérathévy, quant à elle s’assoit sur un buffle géant.

L’année 2550 « Chnam Châr » qui tombe sur le vendredi, donc c’est la sixième fille de Kabilmohaprom qui se prénomme Kékmérathévy, et viendra sur notre royaume et ainsi de suite.

Bonne année à toutes et à tous

Cambodge : le Nouvel an, l’occasion de voir du pays : Source RFI

 

« Le Nouvel an n'est plus exclusivement réservé à la visite de la famille et au tourisme local », explique Cambodge Soir. Et la tendance se confirme. Selon le responsable d'une agence de voyages locale, le nombre de clients candidats au départ a augmenté de 30 % cette année. Une orientation qui concerne d'abord les commerçants, suivis par les fonctionnaires et les étudiants. Où vont-ils ? Au Vietnam, à Singapour et en Malaisie... Ces voyages concernent toutefois un nombre très restreint de personnes. Ainsi, selon les chiffres du ministère du Tourisme, 248 Cambodgiens se sont rendus hors des frontières en 2005, soit une hausse de 3 % par rapport à l'année précédente. Cambodge Soir souligne par ailleurs que « certains de ces touristes ne se déplacent pas uniquement pour le plaisir de la découverte », mais par calcul. « Ils aimeraient quitter définitivement le pays pour s'installer par exemple en France ou aux Etats-Unis. Ils pensent, écrit notre confrère de Phnom Penh, que si leur passeport est tamponné de plusieurs visas étrangers, ils obtiendront plus facilement un visa pour ces pays ».

 

2月15日

Les préparatifs du procès des Khmers rouges s'accélèrent

 
source : french.epochtimes.com
René Slama
Agence France-Presse
mardi 14 février 2006
 
 

 

Michelle Lee, haute responsable de l'ONU, et Sean Visoth, administrateur cambodgien du tribunal, sont tous deux impliqués dans le processus pour amener les anciens dirigeants communistes Khmers rouges en justice pour le génocide qui a pris la vie à plus de 1,5 million de Cambodgiens entre 1975 et 1978.
photot : Tang Chhin Sothy/AFP/Getty Images

 
 
PHNOM PENH - Le procès tant attendu de dirigeants Khmers rouges accusés de génocide devrait commencer en 2007, ont indiqué jeudi les Nations Unies, tandis que le vice-premier ministre cambodgien Hor Namhong a exclu que les audiences provoquent des désordres dans le pays.

«Les procureurs devraient arriver au milieu de cette année et le procès devrait se tenir l'année prochaine», a déclaré Michelle Lee, haute responsable de l'ONU chargée d'administrer le processus.

Mme Lee n'a pas été en mesure de donner une date précise pour le début du procès qui n'a cessé d'être retardé en raison de problèmes de financement et de désaccords entre les Nations Unies et le Cambodge.

Plus de 1,5 million de personnes ont trouvé la mort sous le régime communiste des Khmers rouges (1975-1979). L'ex-numéro un, Pol Pot, est mort en 1998, mais certains de ses lieutenants sont encore en vie et en liberté.

On ne sait pas encore combien de responsables seront jugés pour génocide et crimes contre l'humanité, mais des diplomates occidentaux ont cité la possibilité d'une dizaine de personnes.

Dans un entretien avec l' AFP, Hor Namhong, vice-premier ministre et ministre cambodgien des Affaires étrangères, a déclaré qu'il n'y avait «plus de problèmes» et «plus de soucis» pour la tenue du procès qui «va bientôt commencer». «C'est une question de mois».

«On a accusé le gouvernement (dirigé par Hun Sen) de tergiverser, mais c'est la volonté du gouvernement de voir ce procès débuter», a-t-il ajouté.

Il a indiqué que les bâtiments où siègera le tribunal étaient prêts depuis janvier dans l'enceinte du quartier général des forces armées, à une quinzaine de kilomètres au sud de la capitale, et a minimisé les difficultés restantes concernant le financement.

Mme Lee et Sean Visoth, administrateur cambodgien du tribunal, se sont déclarés confiants dans la capacité de la communauté internationale à réunir les 9,6 millions de dollars qui manquent.

«Nous sommes confiants que les fonds restants seront bientôt réunis et réitérons notre appel pour une telle assistance», ont-ils dit dans une déclaration conjointe.

Ils ont précisé que l'ONU était en train de demander l'autorisation à des pays ayant contribué à l'ancienne autorité des Nations Unies au Cambodge de pouvoir utiliser pour le tribunal des Khmers rouges un montant de 6,9 millions de dollars qui n'avait pas été dépensé à l'époque.

«On connaîtra la réponse le 17 février ou une semaine après. Cet argent servira à combler le trou», a expliqué Mme Lee.

Hor Namhong a rappelé que deux ex-dirigeants Khmers rouges, Khieu Samphan et Ieng Sary, avaient indiqué qu'ils étaient prêts à se défendre devant un tribunal, et a exclu des tensions et des violences en liaison avec le procès.

«Cela ne provoquera pas des désordres», a-t-il assuré.

Mme Lee a souligné qu'il était possible que certains des responsables poursuivis décèdent avant le début des audiences.

«Je pense que le plus important, c'est de commencer le processus», a-t-elle dit. «Plus on retarde, plus la possibilité grandit de perdre certaines de ces personnes.»

On a par ailleurs appris cette semaine qu'un Cambodgien, Reach Sambath, qui enseigne le journalisme à Phnom Penh, avait été désigné porte-parole du tribunal.

2月14日

Le procès contre les anciens Khmers rouges aura lieu en 2007

logo-CIweb.gif

Le procès contre les anciens Khmers rouges aura lieu en 2007

Le procès très attendu contre les dirigeants Khmers rouges accusés de génocide devrait commencer en 2007, ont annoncé les Nations unies. L'ex-numéro un de la dictature communiste des Khmers rouges (1975-1979), Pol Pot, est mort en 1998, mais certains de ses lieutenants sont encore en vie, et une dizaine de personnes devraient être jugées pendant ce procès.


Même si la date du procès semble se rapprocher, beaucoup d'interrogations restent à élucider, estime le Phnom Penh Post. "Ce procès peut-il constituer une vraie réparation pour les crimes des Khmers ? Le tribunal doit être crédible, impartial et transparent pour être efficace, mais cela est-il possible sous la législation cambodgienne actuelle ?" met en avant le bimensuel cambodgien.

"La corruption et l'impunité infiltrent tout le système légal et judiciaire. La vengeance personnelle et le lynchage par la foule remplacent la justice étatique. De plus, qui va être jugé ? Le tribunal sera-t-il compétent pour lever les immunités qui protègent certains dirigeants khmers ? Comment des pauvres pourront-ils témoigner contre des gens dont le pouvoir reste important encore aujourd'hui ?" s'alarme le journal, qui espère qu'en dépit des difficultés, ce procès pourra répondre aux attentes des victimes.
2月3日

Cambodge - Levée du mandat d’arrestation contre Chea Mony (Président du Syndicat libre des travailleurs)

Source : Force Ouvrière (www.force-ouvriere.fr)
Actualité du 02/02/06 à 15:59

  La CGT FO vient d’apprendre de la CISL (Confédération Internationale des Syndicats Libres) que Chea Mony, Président du Syndicat libre des travailleurs du Royaume du Cambodge (FTUWKC), avait pu rejoindre le Cambodge.

FO, qui était intervenue auprès de autorités publiques du Cambodge le 26 octobre dernier, se félicite que l’action syndicale au plan international ait contribué à ce que le gouvernement libère d’une part les syndicalistes emprisonnés, dont Rong CHLUN, Président du CITA Syndicat des professeurs indépendants du Cambodge, et lève les mandats d’arrestation à l’encontre de Chea Mony.

FO, qui a appuyé l’action de la CISL pendant le séjour de Chea Mony en France ces derniers mois, était déjà intervenue en novembre 2004 à la suite d’une visite en France de Rong Chlun qui nous avait alors fait part des pressions et menaces exercées à son encontre ainsi que de l’absence d’enquête sérieuse sur les assassinats en 2004 de Chea Vichea, Président du Syndicat libre des travailleurs du Royaume du Cambodge, et Ros Sovannareth, Président du Syndicat de l’industrie vestimentaire.

FO entend bien sûr suivre avec attention, en lien avec la CISL, l’évolution de la situation au Cambodge dans la mesure où, selon ses dernières informations, les charges retenues à l’encontre des syndicalistes demeuraient pendantes.


Source : Force Ouvrière (www.force-ouvriere.fr)

Alcatel remporte un contrat 3G stratégique au Cambodge

Source  ComparaTEL
03 Février 2006
 
 
L’équipementier en télécommunications Alcatel annonce avoir signé un contrat pour la fourniture d'un réseau mobile 3G/UMTS à CamGSM (MobiTel), le principal fournisseur de services télécoms du Cambodge. Ce nouveau contrat conforte Alcatel comme principal fournisseur de solutions de télécommunications et comme unique fournisseur de solutions d'accès radio mobiles auprès de CamGSM, et lui permet de déployer un réseau mobile 3G/UMTS supplémentaire dans la région Asie-Pacifique.
Alcatel fournit depuis longtemps des services de télécommunications à CamGSM. En 2005, Alcatel a notamment livré à l'opérateur une solution complète qui lui a permis de moderniser et d'étendre considérablement son réseau GSM/EDGE (
article du 10 octobre 2005).


Alcatel fournira un réseau mobile 3G/UMTS à CamGSM. Ce réseau 3G/UMTS sera livré au cours du premier semestre 2006. Il permettra à CamGSM de proposer à ses clients des services radio haut débit tels que le téléchargement en direct (streaming) de chaînes de télévision mobiles. D'autre part, il positionne l'opérateur comme un leader pour les solutions radio évoluées dans la région.

Selon les termes du contrat, Alcatel fournira à CamGSM des équipements d'accès radio et de coeur de réseau, ainsi que des applications de visiophonie et de téléchargement en streaming. Le contrat prévoit également l'intégration de ces divers éléments dans l'actuel réseau GSM/EDGE de l'opérateur, lui aussi livré par Alcatel.

Grâce à une conception nativement multistandard, la solution d'accès radio multistandard Alcatel Evolium permet une cohabitation parfaite des fonctions GSM/EDGE et 3G dans les mêmes équipements radio. Sa modularité logicielle intégrée permet en outre d'introduire facilement par logiciel les fonctionnalités HSDPA et HSUPA quand le marché en aura besoin, garantissant ainsi à l'opérateur une voie d'évolution durable et économique.

« Nous avons choisi Alcatel à l'issue d'un examen minutieux des différents fournisseurs. Sa solution multistandard et évolutive nous permettra d'introduire à moindre coût les services innovants et rémunérateurs qui soutiendront notre activité sur le long terme », a déclaré Neak Okhna Kith Meng , Président de CamGSMde CamGSM. « Parallèlement, en faisant évoluer notre réseau 2G/2.5G vers la 3G, nous anticipons les besoins de nos clients et contribuons au développement du Cambodge. »

« Ce contrat 3G témoigne de l'intérêt du concept multistandard et de l'approche logicielle de notre solution Evolium quand il s'agit de réduire la fracture numérique sur des marchés à très forte croissance comme le Cambodge », a ajouté Marc Rouanne, directeur général des activités de communications mobiles d'Alcatel. « Très présents sur les principaux marchés émergents du monde entier, où notre activité est en constante progression, nous sommes dans une position idéale pour aider ces opérateurs à évoluer en souplesse et de manière économique vers les technologies EDGE et 3G. Nous jouons de ce fait un rôle primordial dans la diffusion élargie de services tels que les vidéos éducatives et la télévision mobile personnalisée. »
 
1月25日

CAMBODGE - Sous la pression internationale, le Premier ministre Hun Sen libère quatre militants des droits de l'homme



CAMBODGE - Sous la pression internationale, le Premier ministre Hun Sen libère quatre militants des droits de l'homme

"Le Premier ministre cambodgien Hun Sen a annoncé qu'il s'apprêtait à demander à ses avocats d'étudier les voies légales pour retirer les plaintes déposées par le gouvernement contre Kem Sokha, le directeur du Centre des droits de l'homme du Cambodge (CDHC), son adjoint Pa Nguon Teang, le directeur de Radio Abeille Mam Sonando et le leader syndical Rong Chhun", rapporte Cambodge Soir. Le quotidien note toutefois que "le retrait de ces plaintes n'entraînera cependant pas automatiquement l'arrêt des poursuites, décision qui relève théoriquement du seul tribunal puisqu'il s'agit d'une affaire pénale portant atteinte à l'autorité de l'Etat". Ces quatre militants des droits de l'homme ont été libérés sous caution mardi 24 janvier.

Hun Sen a présenté son geste comme une réponse aux courriers que lui ont envoyés lundi 23 janvier les quatre hommes pour le remercier de s'être porté garant de leur mise en liberté provisoire la semaine dernière. Depuis octobre, une dizaine de personnes ont été placées en détention au Cambodge, généralement accusées d'avoir diffamé le gouvernement en contestant un décret avalisant un récent accord frontalier avec le Vietnam. Cambodge Soir signale d'ailleurs que "Hun Sen a également laissé entendre qu'il accueillerait favorablement le fait que les autres personnes poursuivies pour diffamation dans l'affaire du traité frontalier lui écrivent à leur tour."

Dans leurs lettres à Hun Sen, les quatre militants font acte de contrition, affirmant qu'ils n'ont "pas accusé le gouvernement ou le Premier ministre d'être un traître ayant vendu des terres ou un deuxième Pol Pot. Ces opinions ne sont ni les nôtres ni celles du CDHC. Nous sommes désolés de cet incident, qui ne reflète pas notre volonté", ou encore en déclarant, pour l'un, qu'"[il soutenait] les institutions qui ont signé le traité additionnel", pour un autre, qu'"[il regrettait] d'avoir signé un communiqué critiquant la signature dudit traité."

Une campagne internationale en faveur des quatre hommes a été menée par l'administration américaine, les Nations unies, l'Union européenne, Amnesty International et Human Rights Watch, qui ont dénoncé des pratiques visant à étouffer toute opposition. De son côté, le Parlement européen a demandé, jeudi 19 janvier, à l'Union européenne d'"assujettir la poursuite de son aide financière à une amélioration de la situation des droits de l'homme au Cambodge", où la répression politique s'est "dramatiquement intensifiée".


© Courrier international 2006
1月21日

Paris salue la libération de quatre militants des droits au Cambodge

 

Dépêches de l'Education
du Vendredi 20 janvier 2006
Paris salue la libération de quatre militants des droits au Cambodge

La France a salué vendredi la libération de quatre militants des droits de l'Homme au Cambodge, remis en liberté mardi après une vaste campagne internationale en leur faveur.

"La France salue la libération sous caution" de Kem Sokha et Pa Nguon, les directeurs du Centre cambodgien des droits de l'Homme, Mam Sonando, directeur de radio Abeille, et Rong Chhun, président du syndicat des enseignants, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Mattéi.

M. Mattéi a rappelé que l'Union européenne et la France avaient exprimé le 6 janvier dernier leur "vive préoccupation" à la suite de ces arrestations.

"La France rappelle son engagement constant pour la construction d'un Etat de droit au Cambodge et déplore ce qui porte atteinte à la consolidation de la paix et de la stabilité du royaume du Cambodge", a ajouté M. Mattéi.

Les quatre militants des droits de l'Homme ont été libérés mardi après une campagne en leur faveur menée par l'administration américaine, les Nations unies, l'Union européenne, Amnesty International et Human Rights Watch, qui s'étaient inquiétées des menaces pesant sur les libertés démocratiques au Cambodge.

1月17日

Cambodge : le Secrétaire général salue la libération de 4 défenseurs des droits de l'homme

 
Cambodge : le Secrétaire général salue la libération de 4 défenseurs des droits de l'homme

17 janvier 2006 – Le Secrétaire général a salué aujourd'hui la libération de quatre défenseurs des droits de l'homme du Cambodge, parmi lesquels Kem Sokha, président du Centre des droits de l'homme dans le pays, accusé de diffamation et détenu dans une prison cambodgienne depuis le 31 décembre dernier.

« Le Secrétaire général a appris avec satisfaction la libération aujourd'hui des quatre défenseurs des droits de l'homme qui étaient détenus dans une prison cambodgienne pour diffamation et parmi lesquels se trouvaient Kem Sokha, président du Centre des droits de l'homme du Cambodge, et son adjoint, Pa Nguon Tean », indique un message publié aujourd'hui.

« Le Secrétaire général émet l'espoir que le Premier ministre Hun Sen veillera à ce que le Cambodge respecte la liberté d'expression et se conforme à la règle de droit ainsi qu'à ses obligations en matière de droits de l'homme », ajoute le message.

Après les multiples arrestations et poursuites judiciaires visant des défenseurs des droits de l'homme, des syndicalistes, des journalistes et des opposants politiques, Louise Arbour, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme, avait appelé, le 4 janvier dernier, le Cambodge à ne pas effacer dix ans de progrès dans le domaine des droits de l'homme.

Kem Sokha, président du Centre cambodgien pour les droits de l'homme, ainsi que Yeng Virak, directeur du Centre cambodgien d'éducation juridique, avaient été arrêtés et placés en détention le 31 décembre dernier (voir notre dépêche du 4 janvier 2005).

 
1月16日

Dictatorship in Cambodia : Source The New York Times


Published: January 16, 2006

Prime Minister Hun Sen has hardly run Cambodia as a democracy. But now he seems intent on extinguishing what liberty remains. Seth Mydans reported in The International Herald Tribune recently that Mr. Hun Sen is waging political war against human rights groups and political opponents, largely through misuse of defamation laws.

Three prominent human rights activists have been arrested in recent weeks, joining two others facing similar charges. And several other opponents of the government have fled the country, among them the leader of the only significant opposition party. This is clearly a man working to keep his nation under the weight of dictatorship.

Unfortunately, in Cambodia, as in a growing number of other countries, whatever Western leverage was left after the 1970's is being eroded by the economic rise of China. Beijing has become the biggest investor in Cambodia, and doesn't give a hoot about human rights. Western donors are reluctant to put new conditions on aid to one of the poorest and most battered countries in the world.

But there are still things they can do. They must make it clear to Mr. Hun Sen that they don't believe in the legal cover he has thrown over his ambition, and that they firmly oppose his campaign to curtail democracy. Western governments must make sure that the proposed United Nations human rights monitoring council does not reproduce the flaws of the current, discredited Human Rights Commission by deferring to countries that violate rights.

Washington supports the idea of the new council, but its envoy, John Bolton, proposed including the five permanent members of the Security Council as permanent members of the rights council. That plays into the hands of China, which would gain a secure perch from which to neutralize any U.N. action against allies like Cambodia.

L'UE se déclare préoccupée par le fait que le Gouvernement royal du Cambodge continue..



Organismes internationaux
Organisme : Conseil de l'Union Européenne

L'UE se déclare préoccupée par le fait que le Gouvernement royal du Cambodge continue de recourir à des poursuites pour diffamation à l'encontre de membres de l'opposition, des médias, des syndicats et d'ONG qui se soldent par l'arrestation de ces derniers.

Cette tendance inquiétante, dont le paroxysme a été atteint le 31 décembre 2005 avec l'arrestation du directeur du Centre cambodgien pour les droits de l'homme ainsi que d'autres défenseurs des droits de l'homme, produit l'effet d'une campagne d'intimidation ciblée, visant à la fois les ONG et les défenseurs des droits de l'homme au Cambodge.

L'UE demande instamment au gouvernement cambodgien de s'abstenir d'engager des poursuites entraînant une action pénale pour des faits considérés comme diffamatoires.

Dans ce contexte, l'UE se félicite de la décision de libérer M. Yeng Virak le 11 janvier et espère que toutes les autres personnes arrêtées à la suite des événements survenus lors de la cérémonie marquant la journée des droits de l'homme du 10 décembre 2005 seront également relâchées.

La Bulgarie et la Roumanie, pays en voie d'adhésion, la Turquie, et la Croatie* et l'ancienne République yougoslave de Macédoine*, pays candidats, l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine et la Serbie Monténégro, pays du processus de stabilisation et d'association et candidats potentiels, l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l'AELE membres de l'Espace économique européen, ainsi que l'Ukraine et la république de Moldavie, se rallient à la présente déclaration.

* La Croatie et l'ancienne République yougoslave de Macédoine continuent à participer au processus de stabilisation et d'association.

News Press 2006 - 16/01/2006 - 17h04
http://www.tv5.org/TV5Site/info/regards_communiques_article.php?id_signal=2&id_zone=76&NPID=FR169734

Power grab in Cambodia : Source bangkokpost.com

 
 
It is a tough journey over a long distance to go from dictatorship to democracy. No neighbour better illustrates this at the moment than Cambodia. Prime Minister Hun Sen, an early adopter of autocracy in post-Pol Pot Cambodia, is rapidly advancing past the crossroads where leaders must decide between democracy and dictatorship. He is firmly on the road to totalitarian rule, and has been unabashedly unpleasant about it as well.

From illegal manipulation of the system to outright intimidation and bloody brutality, he has put Cambodia on a slippery slope to a violent dictatorship. Only international pressure now seems likely to stop him.


Cambodia has become proof that free elections are only a minor part of the democratic process. The last nationwide election in Cambodia in 2003 passed scrutiny by most international observers. And the voting did, indeed, appear generally free. There were troubling signs of intimidation of both candidates and voters, but in general, election day was basically democratic.


It may have been the last day of freedom for Cambodian democracy, though. When voters in their wisdom denied a parliamentary majority to any party, incumbent Premier Hun Sen refused to negotiate, rejected the idea of either a coalition or national accord. For a year, Cambodia had neither a parliament nor a functioning government, as Hun Sen arranged the deals and bullied to get what he wanted.


For the past 18 months, he has been not just prime minister of Cambodia, but has accumulated power in a totally undemocratic manner. Some autocrats gather power through manipulation of the existing system _ obeying the letter of the law while flouting its spirit. One need not look outside Thailand for an example.


But Hun Sen and supporters have used strong-arming, physical intimidation and violence. There always were doubts the former Khmer Rouge officer and Vietnamese protege was a reformed democrat, as he claimed. Recent events in Cambodia have showed the doubters were right.


Of course Hun Sen's rise to non-democratic leader began with great violence. His coup in 1997 left hundreds dead and ousted his coalition partner Norodom Ranariddh from government, installed and approved by the failed United Nations military mission to Cambodia. So heavy was that violence that the Thai air force was forced to conduct a Saigon-style evacuation under fire, to save hundreds of Thais and grateful foreigners. Since then, despite the 2003 election, Hun Sen has been on a mission to establish a one-party state.


Recent events are well documented. The leading opposition politician, Sam Rainsy, has fled Cambodia in terror. Members of his party, less sensitive to the danger, have been arrested. A totally unapologetic Hun Sen has launched massive lawsuits against eight opposition critics, and police under his orders have jailed many of the targets. Most of those sued are media critics. Last week, authorities released one of three human rights activists who were arrested on defamation charges. Guess how much the released man, Yeng Virak, coordinator of the Cambodia Centre for Education of Law, will be criticising the government from now on.


All of this intimidation, strong-arming and violence is particularly sad in Cambodia for two reasons. The first is that Hun Sen is not a particularly good leader. The economy has not improved by any government efforts, public infrastructure is a disgrace and poverty kills hundreds of Cambodians. All of this happens while international donors have failed to account for huge percentages of the billions of dollars in sympathetic aid poured into Cambodia. We should not forget, either, that Hun Sen played the most important public role in sparking the racist riots against Thais in Cambodia by loudly spreading the lie of a Thai actress who spoke against Angkor Wat.


Just as importantly is the murderous recent past of Cambodia. It should be a country promoting national unity, working towards freedom and democracy _ precisely the opposite of its sufferings under the Khmer Rouge and then under Vietnamese occupation. Khmers are no less patriotic and loyal than Hun Sen just because they are in the political opposition. The tyrannical actions against them are sad and not supportable. Friends of Cambodia, starting with Thailand, should tell this to the Cambodian leader.

Source Bangkokpost.com Lundi 16 Janvier 2006

 
 
 

Un théâtre de mémoire

Les Artistes du théâtre brûlé - Rithy Panh
France-Cambodge, 2005 - 85 min

 

Depuis S21, la machine de mort khmère rouge (2002), Rithy Panh s’est engagé dans une œuvre de construction mémorielle par le cinéma, là où les hommes politiques ont jusqu’à présent échoué à élaborer un récit commun sur le génocide cambodgien. Les Artistes du théâtre brûlé, son dernier film, rappelle que cette mémoire se construit aussi sur une scène, par la mise en jeu des corps.

C’est un théâtre à ciel ouvert. Des pans de mur gris et des charpentes tiennent encore, prisonniers d’une végétation sauvage qui a reconquis un droit de cité au centre de la ville. Un bout de jungle au cœur de Phnom Penh, que les comédiens hantent pour jouer le rôle de leur vie. Détruit en 1994 par un incendie, et jamais reconstruit, l’ancien Théâtre National du Cambodge est le décor incroyable du dernier documentaire de Rithy Panh. Un lieu fantomatique, hors du temps, peuplé d’hommes et de femmes aussi passionnés que désespérés. « Aujourd’hui, il y a comme un trou dans la ville, qui rappelle ce travail de mémoire que le pays n’a pas encore fait », déclare le réalisateur : dans le Cambodge actuel, ce « théâtre brûlé » constitue en effet une blessure et un symptôme. Miraculeusement conservé sous le régime des Khmers rouges (qui s’en servait pour la propagande), le bâtiment branlant n’a pas survécu à la négligence des gouvernements suivants. Il symbolise le mépris qui touche les cultures traditionnelles dans ce pays régi par l’argent et la culture de masse, où les Apsara et le Ramayana ont été remplacés par le karaoké, les clips, et la publicité.

 

Amnésie politique
(JPEG) Dans ces conditions, être artiste relève du don, mais aussi de la malédiction. Coûte que coûte, malgré la famille lointaine et la soupe aux chauves-souris, ces « comédiens à la retraite avant l’âge » maintiennent le lien entre les Cambodgiens et leur passé : « Les artistes peuvent, pas la création, nous rendre la dignité de la mémoire », plaide Rithy Panh. De leur côté, les artistes semblent plutôt terrassés : « Les artistes ont des yeux pour voir, des oreilles pour entendre, mais leur bouche n’ose plus parler ». Et il y a de quoi avoir, comme Koeun et Hoeun, envie de se pendre, même pour rire.
À côté de ces ruines de culture se construit, ironie du sort, un casino. Le documentaire tout entier résonne des coups métalliques du chantier, qui couvrent les répétitions de Cyrano, les répliques du Cid (« Rodrigue, as-tu du cœur ? »), ou les mélodies jouées au trô par le sensible Hoeun. Cet accompagnement sonore fait passer son lancinant message. Au-delà de l’histoire, qui suit trois « artistes » de ce théâtre brûlé, le documentaire peut se lire comme une allégorie. La disparition progressive de l’imaginaire accompagne naturellement l’amnésie politique du pays ; pour l’heure, en l’absence d’un procès, les souvenirs individuels, les traumatismes de chacun, ne trouvent aucune mise en scène, aucune trame pour s’exprimer. Et aucun public, comme l’atteste cette séquence silencieuse où la courageuse Pheng Phan se rend chez un « médecin de la parole », qui ne trouve rien d’autre à faire, pour la soulager de ses cauchemars, que de l’assommer de médicaments surpuissants.

 

 

(JPEG)

Aide mécanique à la mémoire
Il semblerait que par ses films, Rithy Panh entreprenne à lui tout seul l’œuvre de mémoire qu’aucun des dirigeants cambodgiens ne s’est jusqu’à présent résolu à amorcer(*). Comme dans l’excellent S 21, la machine de mort khmère rouge (2002), « interprétation du réel » et documentaire s’entremêlent lorsque Rithy Panh en arrive à la question de la mémoire. Comme il demandait aux anciens bourreaux de mimer leurs gestes quotidiens de tortionnaires, il demande maintenant à une ancienne prisonnière de situer les lieux de ses tortures sur une maquette d’architecte ou de scénographe. Le lieu vidé ou représenté aide la mécanique de la mémoire à se remettre en marche, alors que, seule, la parole est amnésique. Presque thérapeutique dans ses procédés, le cinéma de Rithy Panh est absolument salutaire.

Les Artistes du théâtre brûlé
Un film de Rithy Panh
France-Cambodge, 2005
Durée : 1h25
Avec Peng Phan, Chheang Bopha, Thén Nan Doeun, Ieng Hoeun, Kév Rotha...
Sortie salles France : 9 novembre 2005

[Illustrations : Les Artistes du théâtre brûlé. Photos © CDP]


Agathe Moroval

SPORTITUDE - Le Cambodge se reconstruit, son football aussi

logo-CIweb.gif
 
Chronique
SPORTITUDE - Le Cambodge se reconstruit, son football aussi
Le 9 décembre 2005, des millions de téléspectateurs à travers le monde ont suivi avec attention le tirage au sort de la phase finale de la Coupe du monde de football qui aura lieu en Allemagne du 9 juin au 9 juillet 2006. Les uns priaient pour que leur équipe ne rencontre ni le Brésil ni l'Angleterre, les autres espéraient voir un choc Pays-Bas - Argentine dès le premier tour et ils ont été exaucés.


Parmi tous ces hommes et ces femmes rivés à leur téléviseur, il n'y en avait probablement qu'un qui songeait au Cambodge. Ravy Khek, président de la Fédération cambodgienne de football, rêvait. "Je songeais au jour où les jeunes Cambodgiens pourraient réaliser leur rêve et participer à la Coupe du monde", explique-t-il. Il reconnaît qu'il faudra de nombreuses années de travail pour que son équipe puisse atteindre un niveau acceptable. Elle occupe le 185e rang de la FIFA sur 207, et la seule compétition à laquelle peut aujourd'hui prétendre le Cambodge est la finale des pays les plus mal classés, à l'instar des sélections nationales du Bhoutan et de Montserrat, qui s'étaient rencontrées, en juin 2002, à Thimbu, la capitale du Bhoutan, en marge de la Coupe du monde qui avait lieu au Japon et en Corée du Sud.

Ravy Khek est conscient des difficultés à surmonter, mais il sait aussi que le ballon rond est un moyen formidable pour redonner espoir à tout un peuple. "Pendant des années, nous avons connu les conflits. Le football est un jeu qui permet aux individus de forger un esprit d'équipe. C'est comme si toute une société se retrouvait sur un terrain. Pour remporter la victoire, l'équipe et tous ceux qui la soutiennent doivent avoir un but commun", rappelle le président de la Fédération cambodgienne.

L'objectif de Ravy Khek est simple aujourd'hui. Il veut redonner au football cambodgien ses lettres de noblesse. Alors que le pays subissait les premières affres de la guerre, l'équipe nationale disposait d'une solide réputation. En 1972, elle a terminé à la quatrième place de la Coupe d'Asie des nations, offrant ainsi au Cambodge l'un de ses titres de gloire. Pour parvenir ne serait-ce qu'à figurer parmi les prétendants à une nouvelle phase finale asiatique, les footballeurs cambodgiens vont devoir accomplir d'énormes efforts car, au-delà même de la performance sportive, ils devront rattraper les années perdues pendant le règne des Khmers rouges.

"Du temps de Pol Pot, le football n'existait plus. D'ailleurs je crois qu'aucune activité sportive n'était autorisée", confie Som Saran, l'ancien entraîneur de la sélection nationale. La pratique du ballon rond a été introduite par les Français dans les années 1920 et s'est répandue très vite dans tout le pays. De nombreuses infrastructures ont été construites au cours des années suivantes pour permettre à des milliers de jeunes d'assouvir leur envie de taper dans un ballon. Aujourd'hui, bon nombre de stades ont disparu ou n'ont de stade que le nom. Cette situation a obligé la Fédération cambodgienne, en 2004, à se désister alors qu'elle devait organiser la Tiger Cup, au cours de laquelle s'affrontent les sélections d'Asie du Sud-Est. Certes, le stade olympique, vestige des années 1960, tenait et tient encore debout, mais, faute d'électricité et de capacités hôtelières suffisantes, Ravy Khek avait dû jeter l'éponge. "C'est dommage car cela aurait attiré l'attention sur notre football et nous aurions pu profiter des retombées économiques d'un tel événement", regrette-t-il.

La situation financière du pays - le Cambodge demeure l'un des Etats les plus pauvres de la planète - constitue aussi un obstacle au développement du ballon rond, dans la mesure où les investissements publics restent limités. Il faut donc un engagement fort de la part de tous les membres de la Fédération pour que le football devienne une "culture comme dans les pays d'Amérique latine", espère le président de la Fédération. Il sait qu'il peut compter sur Scott O'Donell pour mobiliser l'attention des Cambodgiens et du reste de la planète foot. Cet ancien défenseur des Parramatta Eagles a entraîné l'équipe professionnelle singapourienne de Geylang United jusqu'en juin 2005, date à laquelle Ravy Khek lui a demandé de prendre la direction de la sélection nationale cambodgienne.

"Cela faisait des années que je connaissais Ravy. Nous avions déjà évoqué ma possible venue. Je suis très attaché au Cambodge pour des raisons personnelles. Ma femme et moi avons adopté nos deux filles dans ce pays et nous nous y rendons au moins une fois par an", explique Scott O'Donell. L'attachement de cet Australien pour le Cambodge se manifeste par sa certitude qu'un jour ou l'autre le pays retrouvera la place qu'il mérite. "Les Cambodgiens aiment le football. Tous les jours, il y a des centaines de gamins qui jouent sur le parking à l'entrée du Stade olympique. Mon objectif, c'est d'aider ces enfants à devenir de bons joueurs et d'amener les meilleurs au top", confie l'entraîneur de l'équipe nationale. S'il est conscient de l'importance de ce sport dans la reconstruction de la cohésion nationale, il sait que le chemin pour y parvenir est semé d'embûches.

Les blessures sont encore fraîches et certaines pratiques discutables risquent de compromettre les efforts entrepris. La décision du président du Comité national olympique, le prince Norodom Ranariddh, de remplacer à la dernière minute les joueurs de la sélection nationale des moins de 23 ans qui devaient participer en novembre dernier aux Sea Games par ceux de son propre club, Khémara, illustre les difficultés que Scott O'Donell devra surmonter pour obtenir des résultats probants sur le long terme. "C'est une mission qui est très excitante, mais qui peut se révéler aussi très frustrante", reconnaît l'Australien. Mais il se dit prêt à dépasser toutes les frustrations et à accepter les entraînements sur des terrains occupés en partie par des vaches. S'il obtient quelques résultats et s'il redonne aux joueurs et au public cambodgiens le plaisir de se retrouver ensemble autour d'une pelouse, Scott O'Donell sera heureux. Et Ravy Khek, de son côté, pourra espérer voir toute une nation réunie autour de son équipe dans l'attente d'un tirage au sort de phase finale de Coupe du monde.

Ce texte est paru dans les colonnes de l'hebdomadaire italien Internazionale.
 
 

Cambodge : un menu khmer rouge fait scandale

(Syfia Cambodge) L’ouverture à Phnom Penh d’un café qui propose un menu typiquement khmer rouge avec un bol d’eau grise et une soucoupe de sel soulève colère et indignation. Le propriétaire, un jeune businessman, estime faire œuvre de mémoire. Il ne comprend pas pourquoi ses aînés sont si choqués...

 

Salle tapissée de nattes, outils agricoles aux murs, longues tables en mauvais bois et serveuses portant l'uniforme noir et l'écharpe à carreaux rouges comme sous les Khmers rouges. Le décor est volontairement grossier, digne d'un théâtre, mais la climatisation, les sets de tables bien propres et la vaisselle en alu impeccable détonnent. Nous sommes au Café History, à Phnom Penh en face du musée de Tuol Sleng, une ancienne école transformée en centre de torture sous Pol Pot. La carte propose au visiteur un menu unique, "inoubliable" à six dollars : un bol d’une eau grise où baignent quelques grains de riz et de maïs et une soucoupe de gros sel. La carte précise que ce repas n’était servi que deux fois par jour sous le régime khmer rouge, entre 1975 et 1979. Un dessert à base d’œuf, dont on apprend qu’il était offert une fois par an, et un thé, alors réservé aux chefs, le tout servi sur un krama, l'écharpe rouge, accompagnent ce plat principal aux portions évidemment congrues.
Le propriétaire des lieux, Hakpry Sochivan, a 25 ans. Il a voulu tester son "concept" avant de demander une licence commerciale. Les remous médiatiques et l’indignation populaire l’ont obligé à fermer momentanément les lieux, fin novembre. Sochivan attend toujours la réponse à la demande officielle qu’il a déposée. A Phomh Pen, les réactions au plus haut niveau sont vives. Khieu Kanharith, ministre de l’Information ne cache pas sa colère : "Un tel établissement est inacceptable. Devant Tuol Sleng, cela relève du mépris !" Le ministre du Tourisme, Lay Prahoas, s’insurge, cassant : "Nous devons respecter l’âme des victimes. Cela me dépasse qu’ils l’exploitent sans penser à la douleur."

Un menu "inoubliable"

Libéral entêté, Hakpry Sochivan ne voit "aucun mal à faire du business sur le traumatisme" et surfe habilement sur le thème de la mémoire. "Je veux juste, argumente-t-il, que les gens sachent comment vivaient les Cambodgiens au quotidien, comment ils étaient habillés et ce qu’ils mangeaient." Mais quelle mémoire garde-t-on d’un mauvais repas ? Quel témoignage sur la famine ressort-il d’une telle "expérience" ? A ces questions, Hakpry Sochivan n’a pas de réponse. Visiblement pris de court par les débats qu’il soulève, le jeune patron de ce restaurant très spécial, évite la discussion et répète son plan marketing comme une leçon bien apprise : "Nous devons satisfaire le client. Il veut voir la réalité ? Nous devons la lui montrer. La nourriture, les vêtements, les tables, c’est ça la réalité ! " N’y a-t-il pas un risque que les clients viennent tester le "menu inoubliable" comme on va faire un tour de montagnes russes ? Silence.
Hakpry Sochivan s’est engouffré dans ce projet contre l’avis de nombre de ses aînés, à commencer par sa mère. Dara Chan, la réceptionniste de 23 ans, confie un peu tendue que ses parents venus lui rendre visite sont repartis en pleurant. "Ils ne veulent pas revivre ça", dit-elle. Interprétation rapide et cynique de ces réactions par le patron du Café History : elles sont un gage de réussite et prouvent qu'il parvient à montrer la réalité.
Du côté des touristes étrangers, les réactions sont diverses. "C’est la première fois que je goûte une telle nourriture, confie Jang Wang, une Hongkongaise. Elle est très saine et je sens aussi là-dedans toute la souffrance du peuple. Je vais tout manger." Une touriste anglophone se demande, elle, comment on peut parler du goût de la nourriture alors que les Cambodgiens n’avaient rien à manger et qu’après un tel repas ils avaient toujours faim
 
Le danger de la banalisation

"La famine chronique ne pourra jamais être ressentie par un repas si maigre soit-il, confirme Pin Yathay, auteur du livre L’Utopie meurtrière. Sans parler du contexte de l’époque avec la peur, la fatigue des longues journées de travaux forcés, le désespoir et la présence des Khmers rouges. Une atmosphère difficilement transposable dans un café de nos jours". "Cela ne peut que fausser le jugement des gens sur l’ampleur du drame subi par les victimes et le degré de responsabilité des bourreaux eux-mêmes", estime-t-il en mettant cette initiative sur le compte de l’inconscience du propriétaire.
Panh Rithy, réalisateur d’un documentaire sur les bourreaux de Tuol Sleng, S-21 la machine de mort khmère rouge, s’insurge lui aussi contre le projet. Pour lui, "ce processus de banalisation est malsain". "C'est, dit-il, une atteinte à la dignité des victimes sous prétexte de réveiller la mémoire. Et quand il y a banalisation, le danger du révisionnisme n’est pas loin."

1月15日

Cambodge : la répression des critiques du gouvernement prend de l’ampleur

15/01/2006 Source hns-info.net

Cambodge : la répression des critiques du gouvernement prend de l’ampleur
Certains membres de l’IFEX attirent l’attention sur le Cambodge, où les autorités ont procédé récemment à l’arrestation de trois militants des droits de la personne et entamé au moins neuf poursuites pénales en diffamation dans le but de réduire au silence les critiques du gouvernement et les opposants politiques.

L’Alliance de la presse de l’Asie du Sud Est (Southeast Asian Press Alliance, SEAPA) invite les groupes de défense de la libre expression de partout dans le monde à écrire au gouvernement cambodgien pour lui faire part de leur préoccupation à propos des arrestations de Kem Sokha, directeur du Centre des droits de la personne du Cambodge (CCHR), et de Yeng Virak, coordonnateur du Centre cambodgien pour l’enseignement du droit (CCEL).

L’Association cambodgienne pour la protection des journalistes (CAPJ) rapporte que les deux hommes ont été arrêtés le 31 décembre 2005 et qu’ils sont détenus à la prison de Prey Sar. D’après la CAPJ, les autorités cambodgiennes ont accusé Sokha et Virak d’avoir déroulé une banderole lors d’une manifestation marquant la Journée Internationale des droits de l’homme, le 10 décembre, qui traitait le gouvernement de « régime de traîtres » pour avoir cédé du territoire au Vietnam dans un règlement frontalier. S’ils sont reconnus coupables, Sokha et Virak pourraient être passibles d’un an de prison ou d’une amende pouvant aller jusqu’à 10 millions de riels (env. 2 400 $ US), ou des deux.

Les ambassadeurs des États-Unis, de Grande-Bretagne et du Japon ont exprimé leur inquiétude devant l’arrestation et la détention des deux militants.

Kem Sokha est l’un des défenseurs des droits de la personne les plus incisifs du Cambodge, dit Human Rights Watch. Il a été député à l’Assemblée nationale de 1993 à 1998, où il a présidé la Commission des droits de la personne, et il a été sénateur de 1999 à 2002.
En 2002, Sokha a fondé le CCHR et commencé une populaire émission de radio, « La Voix de la Démocratie », qui offre aux Cambodgiens une plate-forme pour leur permettre de critiquer publiquement le gouvernement.

Pour sa part, Pa Guon Tieng, journaliste et producteur de « La Voix de la Démocratie », a aussi été arrêté et accusé de diffamation pénale, rapporte le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).
Le 5 janvier 2006, il a été formellement mis en accusation comme complice de diffamation pénale en raison de sa participation à la manifestation de la Journée des droits de l’homme.

Selon le groupe Human Rights Watch, les autorités cambodgiennes ont ouvert ces derniers mois au moins neuf instances en diffamation pénale dans le but de faire taire les critiques.
Le journaliste Mam Sonando, de Beehive Radio 105 FM, doit répondre à des accusations de diffamation pénale en raison des reportages critiques qu’il a présentés en ondes sur le traité avec le Vietnam.
Le 22 décembre, Sam Rainsy, chef d’un parti d’opposition, a été condamné in absentia à 18 mois de prison après avoir été reconnu coupable d’avoir diffamé Hun Sen et le prince Norodom Ranariddh, président de l’Assemblée nationale.
Dans une autre affaire, le rédacteur en chef du journal « Ponleu Samaki », Hang Sakorn, risque des accusations de diffamation pour avoir soutenu qu’un procureur provincial aurait accepté un pot-de-vin de 3 000 $ US qui aurait influencé sa décision dans un litige territorial politiquement controversé, indiquent le CPJ et la Fédération internationale des journalistes (FIJ).

Cambodge : DÉFENSEURS DES DROITS HUMAINS MENACÉS

 
Cambodge : DÉFENSEURS DES DROITS HUMAINS MENACÉS
PRISONNIERS D’OPINION

Popularité :14%

ASA 23/002/2006

AU 06/06

CAMBODGE : Kem Sokha (h), président du Centre cambodgien pour les droits de l’homme (Cambodian Center for Human Rights, CCHR) Yeng Virak (h), directeur du Centre cambodgien d’éducation juridique (Community Legal Education Center, CLEC) Pa Nguon Teang (h), directeur par intérim du CCHR, directeur d’une station de radio Rong Chhun (h), président de l’Association des enseignants cambodgiens indépendants (Cambodian Independent Teachers Association, CITA) Mam Sonando (h), directeur de Radio Beehive Chea Mony (h), président du Syndicat libre des travailleurs Ea Channa (h), vice secrétaire-général du Mouvement des étudiants pour la démocratie Men Nath (h), président de l’Association des fonctionnaires cambodgiens indépendants Prince Sisowath Thomico (h), secrétaire du roi Sihanouk, l’ancien monarque Say Bory (h), conseiller du roi Sihanouk

Londres, le 6 janvier 2006

Les autorités cambodgiennes ont lancé des mesures de répression contre les détracteurs du gouvernement, qui consistent à mener des actions en justice manifestement motivées par des considérations d’ordre politique. Les cinq premières personnes nommées ci-dessus ont été arrêtées et doivent répondre de charges passibles de peines pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement. Les cinq derniers membres de la liste sont recherchés par les autorités. Amnesty International craint que d’autres défenseurs des droits humains et personnes considérées comme critiques à l’égard du gouvernement ne soient appréhendés. Un grand nombre sont entrés dans la clandestinité ou ont fui le pays.
Ce récent tour de vis a été déclenché par les critiques suscitées par un accord frontalier controversé entre le Premier ministre Hun Sen et le Viêt-Nam, en octobre 2005. Au moment où il a été conclu, Hun Sen a déclaré qu’il engagerait des poursuites contre quiconque l’accuserait de « vendre le territoire », et, depuis, un avocat représentant le gouvernement a déposé des plaintes pour « diffamation », « incitation à commettre des infractions » et « désinformation » contre des groupes de la société civile, des proches de l’ancien roi et des défenseurs des droits humains.
La police a interpellé l’ancien sénateur Kem Sokha, aujourd’hui président du Centre cambodgien pour les droits de l’homme (Cambodian Center for Human Rights, CCHR), dans les bureaux de cette organisation à Phnom Penh, le 31 décembre 2005 vers 13 h 30, au bout de trois heures de face à face avec les employés. Il a été arrêté sous les yeux de diplomates, de membres du personnel du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme et d’autres personnes qui avaient été informées de l’imminence de cette arrestation. Yeng Virak, le directeur du Centre cambodgien d’éducation juridique (Community Legal Education Center, CLEC), a été appréhendé à son bureau deux heures plus tard. Pa Nguon Teang, directeur par intérim du CCHR, a été arrêté dans la province de Stung Treng, le 4 janvier 2006, avant d’être conduit à Phnom Penh, la capitale. Les trois hommes ont été inculpés de diffamation, une infraction pénale passible d’un an d’emprisonnement. En vertu de la Loi cambodgienne, ils peuvent rester jusqu’à six mois derrière les barreaux en attendant d’être jugés.
Ces hommes ont été appréhendés à la suite d’un rassemblement public organisé le 10 décembre à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme. Le CCHR et le CLEC faisaient partie d’un comité représentant 63 organisations non gouvernementales (ONG) à l’origine de cette manifestation. Plusieurs milliers de personnes étaient présentes, certaines ayant écrit des commentaires à la main sur des banderoles. Les charges de diffamation ont été déclenchées par l’un de ces commentaires, qui critiquait, semble-t-il, l’accord frontalier signé avec le Viêt-Nam. Amnesty International pense que d’autres membres du comité risquent d’être arrêtés.
Mam Sonando, directeur de Radio Beehive (Sambok Khmum), a été interpellé le 11 octobre 2005 au sujet de l’interview d’un groupe basé à Paris, le Comité des frontières du Cambodge, qui a critiqué la politique frontalière du gouvernement. Il a été inculpé de diffamation, de désinformation et d’incitation à commettre des infractions, et encourt plusieurs années d’emprisonnement.
Le 14 octobre, des mandats d’arrêt ont été décernés contre quatre chefs de file du Conseil de surveillance du Cambodge, un groupe de pression proche du Parti de Sam Rainsy qui avait signé une déclaration critiquant l’accord frontalier avec le Viêt-Nam. Rong Chhun, président de l’Association des enseignants cambodgiens indépendants (Cambodian Independent Teachers Association, CITA), a été appréhendé le lendemain alors qu’il tentait de fuir le pays. Il doit répondre des charges de diffamation et d’incitation à commettre des infractions, et risque plusieurs années de prison. Les trois autres personnes nommées plus haut - Chea Mony, Ea Channa, Men Nath - se sont réfugiées à l’étranger.

INFORMATIONS GÉNÉRALES
La coalition gouvernementale au pouvoir depuis juillet 2004, avec à sa tête le Premier ministre Hun Sen, a accentué sa politique de répression de la dissidence pacifique au cours de l’année qui vient de s’écouler.
En février 2005, le gouvernement a levé l’immunité parlementaire de trois représentants de l’opposition : celle de son leader, Sam Rainsy, et celle de deux autres parlementaires. Sam Rainsy et l’un des députés ont fui à l’étranger, mais le troisième, Cheam Channy, a été arrêté. Amnesty International le considère comme un prisonnier d’opinion. Il a été condamné à sept années d’emprisonnement pour « mise sur pied d’une force armée illégale » et fraude. Cette peine a été prononcée par un tribunal militaire à l’issue d’une procédure qui était loin de satisfaire aux normes internationales d’équité. Le 22 décembre, Sam Rainsy a été jugé par contumace par le tribunal municipal de Phnom Penh pour diffamation envers la personne du président de l’Assemblée nationale, le prince Norodom Ranariddh, et envers le Premier ministre Hun Sen. Il a été condamné à dix-huit mois d’emprisonnement. Sam Rainsy est toujours en exil à l’étranger.
Le Cambodge est partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), ainsi qu’à tous les autres grands traités internationaux relatifs aux droits humains. Il s’est donc engagé à respecter et à protéger les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion, qui sont également inscrits dans sa Constitution.

ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en anglais ou dans votre propre langue) :

*  exhortez les autorités à libérer immédiatement et sans condition Kem Sokha, Yeng Virak, Pa Nguon Teang, Rong Chhun, Mam Sonando et Cheam Channy ;

 * appelez-les à retirer les plaintes déposées contre ces hommes et contre toutes les personnes qui n’ont fait qu’exprimer pacifiquement leur divergence d’opinion ;

*  priez les autorités de veiller à ce que tous les Cambodgiens puissent exercer les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion.

APPELS À :

Premier ministre : Hun Sen, Prime Minister Office of the Prime Minister Phnom Penh, Cambodge Fax : +855 12 813 781 / +855 23 360 666 (via le Conseil des ministres) Formule d’appel : Dear Prime Minister, / Monsieur le Premier ministre,

Vice-Premier ministre et co-ministre de l’Intérieur : Sar Kheng, Ministry of Interior 275 Norodom Bvd Phnom Penh, Cambodge Fax : +855 23 21 27 08 / +855 23 726 052 Formule d’appel : Dear Deputy Prime Minister, / Monsieur le Ministre,

COPIES
AMBASSADE CAMBODGE
AVENUE DE TERVUREN, 264 1150 WOLUWE-SAINT-PIERRE
FAX 02/772.03.76
FAX 02/772.89.99
Email : amcambel@skynet.be

PRIÈRE D’INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.

APRÈS LE 17 FÉVRIER 2006, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S’IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.


12月23日

CAMBODGE - Un dirigeant d’opposition condamné à l’issue d’un procès entaché d’irrégularités

top_001.gif
 
CAMBODGE - Un dirigeant d’opposition condamné à l’issue d’un procès entaché d’irrégularités


DÉCLARATION PUBLIQUE

Amnesty International condamne fermement la peine de dix-huit mois d’emprisonnement imposée ce jeudi 22 décembre au dirigeant de l’opposition Sam Rainsy par le tribunal municipal de Phnom Penh pour diffamation envers la personne du président de l’Assemblée nationale, le prince Norodom Ranariddh et envers le Premier ministre Hun Sen.

Sam Rainsy, dirigeant du parti qui porte son nom, a été jugé par contumace. Il est en exil depuis février 2005, date à laquelle l’Assemblée nationale, lors d’une séance à huis clos, a voté la levée de son immunité parlementaire ainsi que celle de deux autres députés de l’opposition, Chea Poch et Cheam Channy.

Le dirigeant de l’opposition a été déclaré coupable de diffamation en vertu de l’article 63 des Dispositions relatives à la justice, au droit pénal et à la procédure pénale applicables au Cambodge durant la période de transition (encore nommée loi APRONUC) actuellement en vigueur.

Sam Rainsy et Chea Poch avaient quitté le pays après la levée de leur immunité parlementaire, ouvrant la voie à des poursuites ; Cheam Channy avait été arrêté presque immédiatement après.

Cheam Channy a été jugé et condamné en août 2005 pour mise sur pied d’une force armée illégale et fraude, à l’issue d’un procès ne respectant pratiquement aucune des normes internationales d’équité et au cours duquel aucun élément de preuve n’est venu corroborer les charges pesant contre lui. Condamné à sept années d’emprisonnement, il est actuellement incarcéré à la prison militaire de Phnom Penh. Pour Amnesty International, Cheam Channy est un prisonnier d’opinion.

L’audience de ce jeudi 22 décembre concernant Sam Rainsy a fait une nouvelle fois la preuve du manque d’indépendance, d’impartialité et de crédibilité de la justice cambodgienne.

Le verdict de culpabilité prononcé contre Sam Rainsy est un nouveau recul pour le Cambodge, où deux personnes ont été emprisonnées en octobre 2005 pour avoir critiqué le gouvernement sans recourir à la violence ni prôner son usage. Mam Sonando, journaliste de radio et Rong Chhun, dirigeant syndicaliste, sont toujours en détention provisoire ; tous deux sont également considérés comme des prisonniers d’opinion.

Complément d’information

Le droit international relatif aux droits humains reconnaît aux personnes le droit de se protéger de tout commentaire ou de toute critique injuste ou inexacte. Toutefois, le recours abusif à des procès pour diffamation a pour effet de supprimer tout débat public et peut être utilisé comme un moyen pour faire taire l’opposition. Le rapporteur spécial des Nations unies sur la liberté d’opinion et d’expression a, de manière répétée, appelé les États à abroger les lois pénales sur la diffamation et à les remplacer par des lois civiles. En dehors du recours à de telles lois civiles, lorsque cela est nécessaire, un gouvernement ou toute autre personne occupant des fonctions importantes a de nombreuses possibilités de se défendre de la critique par d’autres moyens, notamment en répondant directement aux accusations sans étouffer le débat public.

Dernière modification le : 22 décembre 2005
12月16日

Arrestation au Cambodge d'un Australien accusé d'aboir abusé d'adolescents : Source Le Monde du 14/12/2005

 
 
La police cambodgienne a déclaré mercredi avoir arrêté un Australien accusé d'avoir abusé de jeunes garçons et d'avoir pris des photos à caractère pornographique de ses victimes âgées de 11 à 14 ans.

Damien Walker, 26 ans, originaire de la région de Melbourne, a été appréhendé mardi à la suite d'une alerte donnée par l'organisation non-gouvernementale française Action Pour les Enfants, a indiqué à l'AFP Keo Thea, chef adjoint d'une unité de police chargée de la lutte contre le trafic humain.

"Nous l'avons arrêté pour l'interroger sur (des actes de) débauche impliquant sept garçons", a dit ce responsable de la police.

L'accusé, qui devrait être présenté jeudi au tribunal, enseignait l'anglais dans la capitale Phnom Penh. Il était déjà venu deux fois au Cambodge et se trouvait depuis trois mois dans le pays avant son arrestation, a ajouté Keo Thea.

Béatrice Magnier, directrice au Cambodge d'Action Pour les Enfants, a indiqué pour sa part que l'ONG avait effectué sa propre enquête et qu'elle avait averti la police après avoir surveillé Damien Walker pendant environ deux semaines.

Les jeunes garçons ont présenté des témoignages contre lui, a-t-elle dit, précisant que six d'entre eux avaient été victimes d'abus sexuels et qu'un septième avait observé une scène.

Il s'agissait d'enfants des rues qui étaient "évidemment très intéressés par les petites sommes d'argent que leur donnait M. Walker chaque fois qu'ils passaient du temps dans son appartement", a expliqué Béatrice Magnier.

L'homme disposait dans son ordinateur de centaines de photos pornographiques impliquant des enfants, y compris des images des jeunes Cambodgiens posant nus ou dans des positions à caractère sexuel avec lui, a-t-elle ajouté.

Selon la police, Damien Walker a affirmé qu'il gardait ces photos pour lui et qu'il n'en avait jamais fait commerce.

Depuis 2003, au moins 22 autres étrangers ont été emprisonnés ou expulsés pour être jugés dans leurs pays, alors que le Cambodge tente de lutter contre une réputation de laxisme à l'égard des pédophiles.

12月9日

Les procès de Khmers rouges pour génocide se rapprochent : Source Le Nouvel Observateur



Les procès de Khmers rouges pour génocide se rapprochent

REUTERS | 09.12.05 | 13:41

PHNOM PENH (Reuters) - Les procès pour génocide des ancien dirigeants khmers rouges accusés d'avoir fait 1,7 million de morts durant leurs années de pouvoir au Cambodge, de 1975 à 1979, se rapprochent.
Les Nations unies et le gouvernement cambodgien ont annoncé vendredi qu'ils ouvriraient le mois prochain les locaux destinés aux procureurs et aux juges cambodgiens et internationaux chargés de les préparer et dont les noms seront dévoilés avant la fin du mois.

"Nous avons travaillé très durement à cette procédure et nous espérons beaucoup que nous serons opérationnels sur place à la fin du mois de janvier ou au début de février", a déclaré Michelle Lee, qui dirigera le personnel de l'Onu.

"Nous espérons encore plus que le peuple cambodgien considérera cela comme un progrès vers l'accomplissement d'une justice due depuis trop longtemps", a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse commune avec le chef de l'équipe cambodgienne, Sean Visoth.

Les procès des dirigeants khmers rouges, qui n'ont jamais eu à répondre de leur actes, devrait durer trois ans et coûter 56 millions de dollars, mais beaucoup craignent que, comme Pol Pot, le "frère numéro un" décédé en 1998, certains ne meurent avant d'être jugés.

Deux des principaux dirigeants sont actuellement incarcérés, Ta Mok, le chef militaire du régime aujourd'hui âgé de 79 ans, et Duch (de son vrai nom Kang Kek Ieu), 59 ans, ancien chef du centre d'interrogatoires de Tuol Sleng, dont peu de prisonniers sont sortis vivants. Ils ont été inculpés en mars de crimes de guerre, génocide et crimes contre l'humanité.

D'autres anciens dirigeants khmers rouges, le "frère numéro deux" Nuon Chea, l'ancien chef de l'Etat Khieu Samphan et l'ancien ministre des Affaires étrangères Ieng Sary vivent en liberté dans leur pays.

© Le Nouvel Observateur
12月5日

Angkor, la cité cosmique : Source LE Quotidien du pharmacien le 05/12/2005

Angkor, emblème d’un peuple, symbole d’un art. La toute-puissance du royaume khmer s’illustre dans l’apogée d’un style. Plus que jamais, la cité cosmique annonce le renouveau du Cambodge.

 

CE SOIR, le temple d’Angkor brille de mille feux. Une jeune femme très affairée annonce avec la gourmandise d’une midinette : « Le roi arrive. » Le monarque qu’on attend s’appelle Preah Bat Samdech Preah Boromneath Norodom Sihamoni. C’est l’un des fils de Norodom Sihanouk, qui a abdiqué en octobre dernier. Le souverain vient inaugurer la cinquième édition des « Nuits d’Angkor », un spectacle qui s’est donné pour ambition de « refléter le concept de miroir entre la culture française et la culture cambod-gienne ».

Au programme, « Blik », proposé par la compagnie de danse contemporaine Jean-Claude Gallotta, et une version du Ramayana indien dansée par le Ballet royal du Cambodge devant un parterre d’excellences. Angkor Vat (littéralement « La ville qui est un monastère ») est le chef-d’œuvre de Sûryavarman II, un roi du XIIe siècle souvent comparé à Louis XIV pour l’éclat de son règne. Il se rendit maître de toute l’Indochine méridionale, marquant son époque du génie khmer. La silhouette du temple aux cinq tours est devenue un emblème. Il pavoise sur le drapeau national et orne jusqu’aux bouteilles d’eau miné-rale.

L’architecture est savante, sévère dans ses formes, élégante dans ses détails. Tournés comme si ils étaient faits en bois, les balustres de pierre inondent de lumière tamisée les galeries supérieures du temple. Les bas-reliefs qui les ornent s’étendent sur plus de sept cents mètres. Une véritable bande dessinée. D’une facture remarquable, ils représentent des scènes tirées des légendes hindoues – notamment Kurukshetra, site de la grande bataille du « Mahâbhârata » – ainsi que des épiso-des de la vie du roi bâtisseur. Les apsaras, nym-phes du Paradis, sont innombrables. Il n’y en a pas deux semblables. Le temple est voué au culte de Vishnu. On pare donc sa statue d’offrandes multicolores, de bannières de toile ou de pa-pier.

Consacré au dieu Shiva, Banteay Srei est un pur joyau ciselé dans le grès rose perdu à vingt-cinq kilomètres de Siem Reap. Au début du siècle dernier, il fallait trois jours d’efforts à travers la jungle pour l’atteindre. Son exquise délicatesse rappelle à merveille la Renaissance italienne. Taillés par la main d’un orfèvre, mille génies et danseuses rivalisent de séduction au fronton des tympans. Les pilleurs en perdaient la tête : il n’y avait qu’à découper. Malraux est venu ici pendant l’hiver 1923 pour arracher sept pierres au temple. Un forfait que les archéologues jugent sévèrement. Il semble que le saccage n’a jamais cessé. Angkor Thom, « la grande capitale », est encadrée de cinq portes monumentales précédées de chaussées. Sur celle du nord, les statues des démons et des dieux soutenant le serpent naja avaient presque toutes été décapitées par des voleurs. Au Bayon, on se sent surveillé par des géants. Pierre Loti avait visité cet endroit il y a plus d’un siècle, quand le temple était noyé de cascades végétales. « Je frémis tout à coup d’une peur inconnue en apercevant un grand sourire figé qui tombe d’en haut sur moi, écrivait le marin-écrivain, … et puis un autre sourire encore, là-bas, sur un autre pan de muraille, et puis trois, et puis cinq, et puis dix ; il y en a partout. »

Le groupe archéologique d’Angkor, qui a été inscrit tardivement au Patrimoine de l’humanité, compte un millier de temples répartis sur 300 km2. C’est dire le vertige du visiteur, même s’il doit se contenter des sites ouverts au public.

 

 

10月10日

Le Premier ministre Hun Sen attendu à Hanoi

logottx.jpg
 
Le Premier ministre Hun Sen attendu à Hanoi
10/07/2005 -- 16:29(GMT+7)


Hanoi, 7 octobre (AVI) - Sur l'invitation du chef du gouvernement vietnamien Phan Van Khai, le Premier ministre du Royaume du Cambodge, Hun Sen, effectuera une visite d'amitié officielle au Vietnam, du 10 au 12 octobre.

Cette tournée intervient dans une bonne conjoncture des relations des deux pays.

Sur le plan politique, les relations bilatérales ont été renforcées pour un pas important par la visite officielle au Cambodge en mars 2005 du Secrétaire général du PCV Nong Duc Manh. Et la visite au Vietnam en septembre dernier du Secrétaire général du FUNCINPEC, Norodom Sirivudh, a créé un facteur positif pour l'élargissement du soutien des forces politiques au Cambodge au profit des relations de coopération entre les deux pays.

En terme économique, ces dernières années, la croissance annuelle de la valeur des échanges commerciaux Vietnam-Cambodge était de l'ordre de 50 %. Au cours du 1er semestre, la valeur du commerce bilatéral s'est chiffrée à plus de 324 millions de dollars, soit une hausse de 53 % par rapport à la même période de 2004, et pourrait franchir cette année le seuil des 700 millions de dollars.

Dans les domaines d'éducation-formation, d'électricité, de santé publique, de transport, de communications, de sécurité et de défense nationale, la coopération se renforce nettement.

Sur la frontière entre les deux pays, la situation est stable. Les deux parties se préoccupent toujours de la promotion de leurs mécanismes de coopération actuels, à travers la Conférence des chefs de gouvernement Vietnam-Cambodge-Laos en juillet dernier à Siem Reap, la 7e réunion du Comité mixte Vietnam-Cambodge en février 2005 à Phnom Penh, la première Conférence des provinces frontalières Vietnam-Cambodge à Ho Chi Minh-ville en septembre 2004 et la deuxième à Siem Reap, les 28 et 29 septembre dernier.

La visite très prochaine à Hanoi du Premier ministre Hun Sen constituera une bonne opportunité pour les deux parties de consolider et renforcer leurs relations d'amitié et de discuter des mesures en vue d'étendre et promouvoir leur coopération dans divers domaines.

Le Vietnam et le Cambodge signeront des documents lors de cette visite.

Il s'agit de la première visite au Vietnam du chef du gouvernement cambodgien depuis son entrée en fonctions du troisième mandat en juillet 2004. - AVI
 
 

Alcatel signe un contrat de 7,2 millions d'euros avec CamGSM

logo_index.gif
 
Alcatel devient l'unique fournisseur de solutions de réseau radio de CamGSM
Alcatel (Paris : CGEP.PA et NYSE : ALA) annonce la signature d'un contrat de 7,2 millions d'euros (8,8 millions de dollars) pour l'extension et la modernisation du réseau mobile de CamGSM Co., Ltd,
le principal opérateur mobile du Cambodge. Par cet accord, Alcatel devient l'unique fournisseur de solutions de réseau radio de CamGSM.

Alcatel fournira à CamGSM sa solution Evolium® GSM/GPRS/EDGE multistandard afin d'intégrer les technologies GPRS et EDGE dans l'ensemble du réseau GSM mobile de l'opérateur. Cela fait, CamGSM sera en mesure de proposer à ses abonnés des services à valeur ajoutée tels que l'accès Internet mobile, les MMS ou des jeux. Alcatel procédera par ailleurs à une extension qui améliorera la couverture du réseau dans certaines régions clés du pays, et déploiera une infrastructure SDH hertzienne afin d'accroître la capacité entre les villes de Kampong Cham et Sihanoukville.

Ce contrat confirme la position d'Alcatel comme leader mondial du marché des télécommunications haute capacité et longues distances.

« Nous sommes très heureux de poursuivre notre collaboration avec Alcatel qui est déjà un partenaire de longue date », a déclaré David Spriggs, Président-directeur général de CamGSM. « Alcatel a montré qu'il pouvait répondre à nos besoins au moyen de solutions évolutives qui peuvent être rapidement déployées pour faire face au développement de notre clientèle. Ces solutions nous permettent également d'optimiser nos investissements, de réduire nos coûts d'exploitation et de rentabiliser au plus vite nos équipements. »

« Nous sommes partenaires de CamGSM depuis des années et nous leur fournissons des solutions optimisées tant techniquement que financièrement. », a ajouté Ludovic Duval responsable des activités de communications mobiles d'Alcatel au Cambodge. « Ce contrat prouve une nouvelle fois que CamGSM a confiance dans nos solutions d'applications et de réseaux. Il démontre également notre engagement aux côtés de CamGSM à fournir des services de télécommunications au plus grand nombre des cambodgiens. »

Alcatel est un acteur majeur du marché des télécommunications cambodgien depuis la fin des années 1960. Depuis les années 1990, il a joué un rôle essentiel dans le déploiement d'un réseau de télécommunications de premier ordre à travers le Cambodge, en participant notamment à la création du premier centre de commutation numérique moderne du pays.

À propos de CamGSM
CamGSM Company Ltd. a été créée en 1996 pour exploiter un réseau mobile GSM 900 et 1800 au Cambodge, sous le nom de marque MobiTel. CamGSM appartient conjointement à un grand consortium cambodgien, au Royal Group et à Millicom International S.A., une société luxembourgeoise qui a investi dans des opérateurs cellulaires de 20 pays. MobiTel est le plus important fournisseur de services de télécommunications du Cambodge avec une couverture de toutes les provinces cambodgiennes.

À propos d'Alcatel
Alcatel fournit des solutions de communication permettant aux opérateurs de télécoms, aux fournisseurs d'accès Internet et aux entreprises de disposer de moyens de communication voix, données, vidéo pour leurs clients ou leurs salariés. Avec des positions de leader dans les réseaux à haut débit fixes et mobiles ainsi que dans les applications et les services, Alcatel permet à ses clients et partenaires de mettre l'utilisateur au c?ur du haut débit. Avec un chiffre d'affaires de 12,3 milliards d'euros et 56 000 salariés en 2004, Alcatel est présent dans plus de 130 pays.
10月4日

Les échanges commerciaux Vietnam-Cambodge en croissance constante : 10/4/2005 Source VNA

logottx.jpg

 

Les échanges commerciaux Vietnam-Cambodge en croissance constante

10/03/2005 -- 17:29(GMT+7)

Phnom Penh, 3 octobre (AVI) - Les échanges commerciaux vietnamo-cambodgiens ont augmenté de 340 % en six ans, pour atteindre en 2004 quelque 517 millions d'USD, contre 117 millions en 1998.

Depuis la signature de l'accord du commerce bilatéral en 1998, la valeur des échanges commerciaux entre les deux pays n'a pas cessé de se multiplier et a atteint 324 millions au 1er semestre de cette année.

Le Vietnam arrive au 7e rang dans la liste des pays exportateurs vers le Cambodge. Ses exportations sont pour l'essentiel produits industriels de consommation courante, produits aquatiques, marchandises en plastique et caoutchouc, fils et câbles électriques, matériaux de construction, articles en bois, etc. Le Vietnam est également le 4e débouché du Cambodge (après la Chine, la Thaïlande et Taïwan).

Le développement des relations commerciales entre le Vietnam et le Cambdoge a aussi été manifesté par de nombreux liens de coopération entre les entreprises des deux pays. Ces dernières ont tourné leur attention vers les différentes formes d'investissement, la création de joint-venture, l'installation de systèmes de distribution des produits de chaque partie.

A ce jour, les entreprises vietnamiennes ont investi 25 millions d'USD au Cambodge. Elles se concentrent notamment dans les domaines du textile-habillement et de production des matériaux de construction.

Dans les provinces situées à la frontière, le Vietnam et le Cambodge ont créé plusieurs zones économiques frontalières et de transformation pour l'exportation, et organisé diverses foires. Les deux pays ont aidé leurs provinces frontalières à moderniser les infrastructures, à renforcer les échanges entre les entreprises et les habitants de ces localités. Ces efforts visent à porter le chiffre d'affaires des échanges commerciaux bilatéraux à un milliard d'USD dans cinq ans, comme le souhaitent les dirigeants des deux pays. -AVI


Copyright Agence Vietnamienne d'Information (AVI)

10月3日

Kampot entre poivre et sel

absolute.gif

 

Kampot entre poivre et sel

meriadec-meur-cambodge-vue1.jpg

Angkor vat et quelques autres monuments assurent la renommée internationale du Cambodge. Un succès médiatique tel que le reste du pays en est occulté. Et pourtant ce royaume ne se résume pas uniquement à ses temples, bien d’autres splendeurs sont à découvrir.

Arrivé à Kampot, le chef lieu d’une province côtière proche du Vietnam, le visiteur tombe sous le charme de cet ancien port suranné. Installée à l’ombre du massif du Bokor qui la domine, Kampot cité nonchalante semble s’être assoupie. L’activité est atone. Des deux marchés animant la ville, un seul est actif. De l’autre demeure une longue bâtisse inerte dont le style art déco évoque les années 20. L’agglomération connue son heure de gloire à l’époque de l’Indochine française. Son port était alors l’un des plus important centre de transit du Cambodge

Poivre et sel

meriadec-meur-kampot2.jpg

Entre autres produits, négociants chinois et français acheminaient là, le poivre vert de la région connu alors comme le meilleur du monde. Il était alors de bon ton de déguster dans les grands restaurants parisiens un steak au poivre vert de Kampot. Incident de l’histoire, l’indépendance du royaume (1953) fut fatale à cette ville vouée au commerce. Avec la disparition de l’Indochine en tant qu’état unifié, Phnom Penh devint inaccessible par le Mékong. L’accès à l’embouchure du grand fleuve venait d’être scellé par le Vietnam en guerre. Soudainement promu port principal du Cambodge, Kampot semblait voué à un avenir florissant. Sa rivière peu profonde en décida autrement. Les cargos transocéaniques reliant le petit royaume au reste du monde ne pouvaient y accostés. Norodom Sihanouk fonda alors Kompong Som (Sihanoukville) sur un site en eau profonde. L’activité économique migra vers ce nouvel havre et Kampot s’abîma peu à peu dans une léthargie dont elle ne s’est jamais réveillée.

meriadec-meur-moto3.jpg

La découverte de la ville se fait aisément à pied. De larges rues quasi désertes où se développent des herbes folles remémorent une époque révolue. Les anciennes shophouses aux façades décrépites s’entremêlent à quelques villas coloniales. Les murs noircis par les saisons des pluies donnent un air languissant à la cité éteinte. Des navires de pêche remontent toujours la rivière mais plus rien n’évoque le fourmillement d’un port de commerce. D’ailleurs, les poivriers qui firent la renommée de la région ont pratiquement disparu. La guerre civile fut fatale aux producteurs d’épices. Depuis cette activité, pourtant fort lucrative, n’a jamais redémarrée. Les épices qui agrémentent la cuisine locale proviennent essentiellement de la Cochinchine voisine.

meriadec-meur-saline4.jpg

A défaut de poivre, le visiteur découvrira les salines. Un paysage tout en contrastes, les montagnes verdoyantes se mirent sur les nappes d’eau saumâtres. A perte de vue des marais salants exploités pieds nus avec un équipement minimaliste. Des râteaux, des pelles et des paniers en bambous constituent l’essentiel de l’outillage. Le travail est âpre mais les visages burinés par le soleil et le sel reflètent le sourire énigmatique des Khmers que l’on retrouve figé sur les bas-reliefs d’Angkor. Une simple route sépare cet univers salin de la plaine rizicole.

Temples et grottes

meriadec-meur-grotte5.jpg

De loin en loin les rizières de Kampot s’agrémentent de phnoms (montagnes) égayant la campagne. Ici, les phnoms ont une particularité, ils sont en karst. A Kompong Trach, le phnom Sorsia recèle une merveille de la nature peu commune. Le cœur de la montagne karstique s’est entièrement effondré, formant ainsi un impressionnant cirque naturel. L’accès se fait par de multiples boyaux engorgés de stalactites. A la lueur vacillante d’une torche fumante, une femme entre deux âges mène les visiteurs vers un temple édifié au cœur du massif. Quelques chauves souris apeurées s’enfuient dans un bruissement d’ailes. Un véritable décor de film fantastique ! Dépaysement assuré dans un site unique. Bien d’autres phnoms recèlent des cavités plus ou moins accessibles.

meriadec-meur-temple6.jpg

Phnom Chnok vaut particulièrement le détour. L’une des grottes abrite un ancien prasat (temple) dédié à Ganesh, le dieu hindouiste à tête d’éléphant. L’édifice en brique ocre date du VI ème siècle, près de 600 ans avant l’édification d’Angkor…
Au phnom Slap Ta Oun, les cavités ne sont pas les plus spectaculaires au monde mais permettent de visiter un phnom d’une manière peu orthodoxe. Le réseau de galeries débouche sur le sommet de la montagne karstique. De loin, vous aurez l'impression que ce phnom tassé sur lui-même a été raboté. De l'intérieur vous comprenez pourquoi. Ce voyage au centre du phnom est une expérience amusante. Les enfants du cru escortent les spéléologues amateurs et apportent un éclairage d’appoint. Ces guides improvisés s’avèrent rapidement indispensables car la voie menant au sommet n’est pas facile a trouvé.
Par endroits il faut se faufilez dans des passages si étroits que l'on imagine pas qu'ils puissent débouchés quelque part. A un moment, une grande salle dont le faîte est percé de multiples trous se dégage. En levant la tête on peut observez l'épée de Damoclès de plusieurs tonnes qui parait en équilibre précaire. Vos accompagnateurs vous rassureront sur le sujet, mais vous empêcheront de saisir les racines qui parsèment salles et boyaux. Genre tirer sur la corde et la chevillette cherra… Un dernier effort et l’on parvient au sommet. De là, une vue imprenable sur la région vous attend.

Massif du Bokor

meriadec-meur-montagne7.jpg

Exit les mondes souterrains et retour définitif à l’air libre. Non loin de la baie de Kompong Som, l’extrême pointe de la chaîne des Cardamones se termine par un massif surplombant le golfe de Thaïlande. Explorer le haut plateau du Bokor, c’est découvrir un parc naturel doté d’une riche biodiversité. C’est aussi remonter le fil de l’histoire récente du Cambodge a travers les ruines d’une ville coloniale fantôme, les fastes du Sangkum et aussi du passage sanglant des Khmers rouges.
A la sortie de Kampot, au-delà du pont métallique enjambant la rivière, il faut s’orienter au Sud, Sud-Ouest. A quelques kilomètres une bifurcation à droite mène directement au pied du massif. Rapidement la route s’enfonce dans une végétation luxuriante. Encore plus rapidement la route se transforme en une piste chaotique très difficile. Par endroit des traces de bitume, preuve que le chemin fut autrefois une route carrossable. C’était à l’époque de l’Indochine française lorsque le massif du Bokor était synonyme de luxe.

meriadec-meur-casino8.jpg

Villégiature coloniale et royale
Le sommet du plateau culmine à 1069 mètres ce qui lui vaut un climat relativement sain par rapport à la moiteur de la plaine côtière en contrebas. Une certaine fraîcheur y règne tout au long de l’année (+-20°) et se double de précipitations abondantes. Ce micro climat ne pouvait que séduire la bonne société coloniale de Phnom Penh. Au début des années 20, le Bokor devint un lieu de villégiature privilégié pendant que la capitale s’engourdissait dans la chaleur et la poussière de la saison sèche. Des aménagements luxueux sont réalisés. Ainsi naît une petite agglomération avec villas, églises et un imposant hôtel casino. Situé à l’extrémité d’un aplomb surplombant le golfe de Thaïlande, le « Casino Bokor Palace » est un splendide exemple d’édifice style art déco. Habitué des lieux, le roi Sihanouk y disposera d’une résidence. Les français lui offrirent également un « pavillon d’observation royal » dans le vain espoir de calmer ses velléités d’indépendance. Peine perdue, le roi mène pacifiquement le pays à l’indépendance en 1953. Débute alors la période faste du Sangkum, le Bokor demeure un lieu de prédilection pour les élites du royaume. Las, le Cambodge ne peut évité de s’enliser dans la guerre du Vietnam si proche, trop proche. La neutralité impossible du royaume est balayée en 1970. Le roi qui laissait les troupes d’Ho Chi Minh stationnés sur son territoire est renversé par le maréchal Lon Nol. Ce dernier soutenu par les Américains fonde la République Khmère. Sihanouk soutient ses opposants, les Khmers rouges. Le pays en guerre civile larvé depuis la fin des années 60 se désagrège de plus en plus. Dès 1972, le Bokor est pratiquement abandonné, les routes devenant peu sures du fait de la guérilla communiste émergente.

meriadec-meur-homme-che9jpg.jpg

Bokor Bunker Palace Hôtel
17 Avril 1975, les Khmers Rouges entrent dans Phnom Penh. Les quelques gardes républicains stationnant au Bokor sont informés que le roi va venir les inspecter. Honorés, ils s’empressent de briquer leurs uniformes et s’alignent pour la parade. Les Khmers Rouges s’empressent de les fusiller. Le Bokor est alors abandonné une première fois. A partir de 1977, l’Angkar, l’organisation suprême et secrète des Khmers rouges multiplie les raids et incursions au Vietnam. En 1979, les Vietnamiens répliquent, ils envahissant le Cambodge. En quelques jours c’est la débâcle. Les Khmers rouges ne peuvent faire face aux puissantes divisions blindées du général Giap, le vainqueur de Dien Bien Phu. Ils se replient dans la forêt. Le massif du Bokor apparaît alors comme une véritable forteresse naturelle. Ironie de l’histoire les mêmes Khmers rouges qui abolirent l’argent se retranchent dans le casino. Trois mois de violents combats seront nécessaires aux Vietnamiens pour les en délogés. Le Bokor est définitivement abandonné. Un premier passage dans ces lieux en 1998 alors la guérilla Khmers Rouges déposaient les armes m’ont laissé une forte impression. Des sacs de sables formant des casemates, des éclats sur tous les murs, des lambeaux d’uniformes dans les recoins. Surtout, il était impossible de faire un pas sans fouler un tas de douille. Des Khmers rouges du secteur viennent discuter. Au bout de dix minutes vient la sempiternelle justification que l’on entend à chaque fois « Nous on n’a rien fait, ce sont les Vietnamiens qui ont out inventé et créer les prisons… » Une rengaine que l’on entend toujours dans leurs fiefs.

Passons c’est l’histoire. Aujourd’hui la route est sure et le massif du Bokor est devenu un parc naturel que l’on visite en 4X4 ou en moto. Le Bokor casino hôtel se dresse toujours face à l’île de Phu Hoc. Les douilles ont disparu. Des graffitis ont fait leur apparition dans les ruines couvertes de moisissures. Une nouvelle époque est née, celle du tourisme vert.

Hoel Meriadec

9月29日

Vietnam et Cambodge se réunissent pour la coopération frontalière

logottx.jpg

 

09/29/2005 -- 20:11(GMT+7)

Phnom Penh, 29 septembre (AVI) - La 2e Conférence sur la coopération entre les provinces frontalières Vietnam-Cambodge s'est inaugurée jeudi matin à Siem Reap, sous l'égide conjointe des vice-Premiers ministres du Vietnam, Nguyen Tan Dung, et du Camobge, Sar Kheng.

On y notait la présence du prince Norodom Sirivudh, vice-Premier ministre du Cambodge, ainsi que des responsables des provinces limitrophes et représentants des services concernés des deux pays.

Dans leur allocution d'ouverture, le vice-Premier ministre Sar Kheng et son homologue vietnamien Nguyen Tan Dung ont qualifié d'importante cette manifestation pour les deux pays de discuter, dans l'esprit de franchise et de compréhension réciproque, de l'édification de la frontière en une zone de paix, de stabilité et de développement, de la consolidation de la solidarité et de la coopération entre les deux pays pour l'intérêt des deux peuples.

Les deux parties étudieront des leçons d'expériences à partir des succès obtenus dans la coopération et le développement des provinces contiguës. Elles échangeront leurs avis sur les problèmes en suspens et chercheront ensemble des mesures pour intensifier leur coopération.

Le secrétaire d'Etat auprès du ministère de l'intérieur du Cambodge Prum Sokha et le vice-ministre permanent des AE du Vietnam Le Cong Phung ont présenté les résultats de la coopération entre les provinces limitrophes Vietnam-Cambodge après la première Conférence.

Selon l'agenda, la Conférence rendra public un communiqué conjoint. - AVI


Copyright Agence Vietnamienne d'Information (AVI)

 

 

Le vice-Premier ministre Nguyen Tan Dung au Cambodge

 
 

Phnom Penh, 28 septembre (AVI) - A l'invitation du gouvernement du Royaume du Cambodge, le vice-Premier ministre permanent Nguyen Tan Dung, à la tête d'une délégation de haut rang du gouvernement et des localités ayant des frontières communes avec le Cambodge, est arrivé mercredi après-midi à Siem Reap.

Nguyen Tan Dung était attendu à l'aéroport de la province de Siem Riep par le vice-Premier ministre cambodgien, Sar Kheng et d'autres officiels de haut rang du gouvernement cambodgien.

Cet après-midi, Nguyen Tan Dung a eu un entretien avec les deux vice-Premiers ministres cambodgiens, Sar Kheng, et le prince Norodom Sirivudh, qui se sont réjouis des bons résultats de la coopération entre les deux pays, les deux gouvernements et les localités vietnamiennes et cambodgiennes ayant des frontières communes.

Les deux parties ont convenu de discuter concrètement et de chercher des solutions pour intensifier la coopération intégrale, notamment dans l'économie, le commerce, l'investissement et le maintien de la sécurité frontalière, dans l'intérêt des deux pays.

Le vice-Premier ministre cambodgien, Sar Kheng, et son homologue vietnamien, Nguyen Tan Dung, vont coprésider jeudi, dans la province de Siem Reap, la 2e conférence sur la coopération et le développement des provinces limitrophes Cambodge-Vietnam. - AVI

 
9月21日

«Le Cambodge est sur la voie birmane» : 9/22/2005 Source liberation.fr

logo_libe.gif
 
Sam Rainsy, opposant cambodgien en exil, dénonce la dérive autoritaire de son pays :
«Le Cambodge est sur la voie birmane»
Par Philippe GRANGEREAU

mercredi 21 septembre 2005 (Liberation - 06:00)


alors que le Premier ministre cambodgien Hun Sen effectue une visite officielle en France depuis lundi, le chef de l'opposition cambodgienne, Sam Rainsy, se languit à Paris, où il circule en métro, souvent vêtu d'un simple jogging. Il entame son huitième mois d'exil forcé en France. Chef du seul parti d'opposition (le Parti Sam Rainsy, PSR, qui compte 24 députés sur 123), il déplore la dérive autoritaire de son pays. «Le Cambodge est malheureusement en train d'emprunter la voie birmane», dit l'ancien banquier français devenu successivement ministre des Finances en 1993-1994, puis opposant et député cambodgien mis au ban.

Faire de la politique au Cambodge est périlleux. Sam Rainsy a échappé à un attentat à la grenade, en 1997, qui a tué 16 autres de ses militants. «Entre1995 et aujourd'hui, plus de 50 militants de mon parti, dont des journalistes, ont été assassinés pour des motifs politiques, et jamais l'enquête n'a abouti. En 2005, deux syndicalistes connus et cinq militants du PSR ont été assassinés.» A la violence visant l'opposition ont succédé cette année les méthodes «légales» du pouvoir afin de réduire l'opposition au silence. Le pouvoir cambodgien a fait lever son immunité parlementaire en février dernier, ainsi que celle de deux autres députés du PSR, Chea Poch et Cheam Channy. Ce dernier avait eu la mauvaise idée de rester au Cambodge : il a été condamné en août par un tribunal militaire à sept ans de prison pour «constitution d'armée illégale en vue d'espionner et de renverser le gouvernement». Une parodie de procès qui a suscité un tollé chez toutes les associations de défense des droits de l'homme. Le procureur du tribunal aurait en outre accusé Sam Rainsy d'être l'«éminence grise» de ce «complot subversif». S'il rentre au Cambodge, il risque de se retrouver en prison et craint pour sa vie. «Officiellement, je suis accusé de cinq cas de diffamation. L'un d'eux pour avoir dit que Hun Sen faisait assassiner les opposants. Une soixantaine de députés de la majorité m'ont également assigné en justice pour avoir incité l'ex-roi Norodom Sihanouk à abdiquer en lui donnant des "fausses informations", délit qu'ils qualifient d'"atteinte à l'ordre public".» Chaque cas de diffamation est passible de un an de prison.

Depuis son passage à la tête des Finances cambodgiennes, Sam Rainsy, 56 ans, ne cesse de stigmatiser la corruption. Endémique, elle est, selon lui, la «cause principale de l'inefficacité de l'aide internationale». «Le Cambodge est le seul pays au monde qui a vu au cours des dix dernières années s'aggraver simultanément la pauvreté, les taux de mortalité et l'illettrisme, en dépit d'une aide internationale massive de 600 millions de dollars par an depuis douze ans. La France fournit en moyenne 10 % de cette aide, qui est très mal utilisée.»

Le véritable mal cambodgien demeure toutefois l'impunité, qu'il s'agisse des crimes d'aujourd'hui ou d'hier. «Hun Sen fait tout pour empêcher que le procès des Khmers rouges ait lieu, affirme-t-il. Or ce procès est capital. C'est à cette condition qu'un terme sera mis à la culture d'impunité qui ronge le Cambodge. Le dernier prétexte d'une longue liste employé par Hun Sen pour retarder le procès est financier.» Bien que Hun Sen, lui-même ancien Khmer rouge, se soit engagé auprès de l'ONU à verser 13 millions de dollars (sur un total de 56 millions) pour payer le procès, il assure en être aujourd'hui incapable. «Hun Sen craint en fait que le tribunal à participation internationale procède à des enquêtes sérieuses, qui ne manqueront pas de mettre au jour les responsabilités de dignitaires du gouvernement actuel dans le génocide khmer rouge (1,7 million de morts en 1975-1979). L'actuel ministre de l'Economie, Keat Chon, a en effet été le secrétaire privé et conseiller de Pol Pot ; le ministre des Affaires étrangères, Hor Nam Hong, a dirigé une prison d'intellectuels où beaucoup ont été envoyés à la mort.» Des accusations que l'intéressé a plusieurs fois démenties. Ces enquêtes pourraient selon lui impliquer aussi le président du Sénat, Chea Sim, et le vice-président de l'Assemblée nationale, Heng Samrin.

En recevant Hun Sen à l'Elysée lundi, Jacques Chirac a affirmé que «la lutte contre l'impunité» lui tenait «à coeur» et proposé l'aide française pour la mise en place d'instances judiciaires pour poursuivre les ex-dirigeants khmers rouges. Un nouvel accord de coopération a en outre été signé hier.

La France veut contribuer au procès des Khmers rouges : 9/22/2005 Source lefigaro.fr

logo_fr.gif
 
CAMBODGE Le premier ministre Hun Sen achève aujourd'hui une visite officielle à Paris

La France veut contribuer au procès des Khmers rouges

Alain Barluet
[21 septembre 2005]

Paris entend apporter sa pierre à une entreprise historique aussi nécessaire qu'hypothétique : le procès des dirigeants khmers rouges qui, entre 1975 et 1978, sous la direction de Pol Pot, éliminèrent 1,7 million de Cambodgiens. La question figurait au programme de la visite en France de trois jours qu'achève aujourd'hui le premier ministre khmer Hun Sen. Celui-ci s'est vu confirmer lundi par Jacques Chirac «l'appui de la France à la mise en place des chambres spéciales chargées de juger les anciens dirigeants khmers rouges», selon le porte-parole de l'Elysée. Concrètement, Paris versera 3,2 millions de dollars (2,7 millions d'euros) au fonds spécialement créé sous la houlette de l'ONU pour la mise en place du tribunal qui devrait commencer à fonctionner au cours du premier semestre 2006.

Mais plus largement, la France entend contribuer à la mise en place d'un état de droit dans ce pays où les critères démocratiques de bonne gouvernance sont très sérieusement malmenés. «Le Cambodge est sur la voie de la Birmanie», juge Sam Rainsy, le chef de l'opposition, réfugié en France depuis février dernier. Signé lundi, le nouveau «document cadre de partenariat», qui fixe le cap de la coopération franco-cambodgienne jusqu'en 2010, prévoit notamment une série d'actions destinées à renforcer l'appareil judiciaire grâce, entre autres, à la formation de ses agents (greffiers...).

Le Cambodge aura-t-il pour autant son Nuremberg ? Rien n'est moins sûr. Après d'infinies tergiversations, un accord est intervenu en avril dernier entre l'ONU et le gouvernement cambodgien sur la tenue du procès. Son financement a pu être bouclé, en bonne part grâce à la forte contribution promise par le Japon (17 millions d'euros). Et le recrutement des membres du tribunal a commencé le 1er septembre. Mais les obstacles sont surtout politiques. Craignant de voir éclaboussé le régime qu'il tient d'une main de fer depuis 1985, Hun Sen, lui-même ex-adjoint d'un chef de régiment khmer rouge, ne s'achemine au procès qu'à reculons. Plusieurs personnalités gouvernementales (dont le ministre de la Justice, Keat Chhon, ancien secrétaire particulier de Pol Pot) sont impliquées, à des degrés divers, dans le génocide. Par ailleurs, la chaîne de commandement de l'Angkar, le pouvoir khmer rouge, était en fait largement décentralisée, ce qui permettait aux chefs locaux de laisser libre cours à leur zèle meurtrier : la véritable mise au jour des responsabilités de chacun s'avérerait une mission impossible, ou explosive. Mais qui jugera-t-on alors ? Surnommé «frère numéro un», Pol Pot est mort dans la jungle en 1998. Parmi la douzaine de hauts dirigeants qui formaient sa garde rapprochée, seuls deux sont actuellement sous les verrous. Les autres (Khieu Samphan, Ieng Sary, Thioun Thieun...) profitent librement de leurs vieux jours. «Il y a 60 à 70% de chance pour que le procès ait lieu en 2006», tempère une source diplomatique. La question est donc moins de savoir s'il se tiendra mais à quoi il ressemblera. Le rendez-vous de principe aura sans doute lieu. Pas le grand procès pédagogique dont le Cambodge meurtri aurait besoin pour exorciser ses vieux démons.


© lefigaro.fr 2003.

Le 'Grand Lac' du Cambodge retrouve un second souffle; et avec lui, les millions de personnes qui en dépendent : 9/22/2005 Source fao.org

Un projet de la FAO aide le gouvernement à gérer les ressources naturelles

21 septembre 2005, Rome/Bangkok -

A son arrivée au Lac Tonle Sap au Cambodge il y a huit ans, Patrick Evans avait l'impression qu'il s'agissait d'une zone militarisée et non de l'un des lieux de pêche en eau douce les plus productifs du monde.

 

FAO/P. Evans

La vie des habitants de Tonle Sap dépend du lac



"On voyait passer des bateaux pleins de types armés jusqu'aux dents qui patrouillaient leurs lieux de pêche. Parfois, le lac ressemblait à un camp armé," se souvient le spécialiste de développement de la FAO.

Constituant pendant longtemps le principal moyen de subsistance et de survie pour les millions de personnes qui vivent sur ses rives et sur l'eau, les riches ressources du Tonle Sap étaient bien mal gérées.

Le poisson et le bois d'oeuvre des forêts environnantes étaient récoltés sans critères de durabilité, et un système vieux d'un siècle de concessions de pêche commerciale, hérité de l'époque coloniale, était miné par des problèmes d'accès inéquitable, de corruption et, parfois, de violents conflits.

"Dans ce contexte, les droits de pêche accordés étaient souvent par la suite cédés une première, puis une deuxième fois, de sorte que les détenteurs des droits étaient mis sous pression pour défendre leur part du gâteau", explique M. Evans.

En outre, la surpêche et la pêche illégale portaient un rude coup aux stocks halieutiques. "Les gens utilisaient des filets à moustiques à très petites mailles pour attraper les poissons, et capturaient ainsi trop de juvéniles; ou encore, ils pratiquaient la pêche par électrochoc avec des batteries de voiture", indique M. Evans. Les prises comme la taille des poissons diminuaient, ce qui signifiait qu'il y avait moins de nourriture à se partager.

Renversement de la situation

 

FAO/R. O Connor

Les villages de pêcheurs bordant le lac sont parmi les communautés les plus pauvres du Cambodge

 
A la lumière de ces problèmes croissants, les autorités cambodgiennes se sont alliées avec la FAO pour établir un programme de gestion des ressources naturelles dans une des provinces les plus pauvres du lac, Siem Reap.

Le programme, baptisé Gestion participative des ressources naturelles dans la région du Tonle Sap, a démarré ses opérations début 1995, grâce au soutien financier du Gouvernement belge.

Travaillant en étroite collaboration avec des membres du Ministère cambodgien de l'agriculture, de la foresterie et des pêches (MAFF), la FAO a mené des études sur la flore et la faune du Grand Lac et est entrée en contact avec les communautés pour cerner les problèmes et établir des priorités des besoins.

L'équipe FAO/MAFF a en outre évalué la façon dont les ressources naturelles étaient utilisées et a commencé à élaborer des plans pour le renforcement des capacités d'aménagement des ressources naturelles dans les communautés lacustres.

Un rôle de premier plan pour les communautés

FAO/P. Evans

 

Tonle Sap est une des pêcheries intérieures les plus productives du monde; il assure, à lui seul, 60 % des prises du Cambodge


Outre la surpêche, un autre problème important s'est fait jour très vite: le défrichement excessif des terres boisées autour du lac.

"Cette forêt est vitale pour les pêches productives du lac", explique M. Evans. "Chaque année, lorsque les eaux du lac montent de quelque 7 à 9 mètres, des centaines de milliers d'hectares de forêts sont inondés, ce qui fournit des nutriments, des aliments et un habitat pour les poissons, dont dépendent des millions de personnes. La déforestation était préjudiciable à la productivité des pêches."

La cause principale de perte de couvert forestier était le défrichement des terres pour l'agriculture, car les plaines inondables en bordure du lac sont très fertiles. Autre cause: la forte demande de bois de feu pour soutenir l'industrie de fabrication de briques, en plein essor.

Heureusement, souligne M. Evans, les communautés lacustres de Siem Reap commençaient à prendre conscience de ce que le défrichement nuisait à la pêche.

En 1997, l'équipe du projet a aidé les villageois à s'organiser en associations de gestion des ressources locales. En 2000, quelque 10 000 hectares de terre faisaient l'objet d'une gestion communautaire intégrant les moyens d'existence des villageois avec les problèmes de durabilité des forêts et des pêches.

La gestion améliorée, associée à une interdiction gouvernementale (1997) des fours de briqueterie dans la région, a endigué la récolte excessive de bois d'oeuvre et aujourd'hui, une grande partie des forêts inondables défrichées repousse, affirme M. Evans.

Les autorités belges ont été si impressionnées par les résultats qu'elles ont étendu l'aide au projet jusqu'en 2005. Selon M. Evans, ce type d'appui continu des donateurs est crucial si l'on veut que des projets comme celui de Tonle Sap changent vraiment les choses.

Une révolution dans la gestion

Avec l'aménagement durable et communautaire des ressources prenant pied dans la province, en 2000 est apparue une nouvelle opportunité de modifier et d'étendre la gestion du lac, grâce à une initiative de réforme pilotée par les autorités cambodgiennes.

Durant une visite à Siem Reap à la suite d'une série d'inondations dévastatrices, le Premier Ministre Hun Sen a été très frappé par les récits des autorités locales et des pêcheurs participant au projet de la FAO sur l'intensité croissante des conflits entre les communautés de pêche et les pêcheurs commerciaux.

Cela l'a incité à soutenir la création d'une commission d'enquête qui a tenu des réunions ouvertes dans les villages de pêcheurs, d'abord à Siem Reap, puis dans toutes les communautés lacustres.

On comprenait clairement ce que les gens voulaient: une transformation radicale de la gestion des pêcheries du lac. "Les riverains ne parlaient que de la réforme des pêches", se souvient M. Evans.

La réforme ralliait de plus en plus de voix, et début 2001, le gouvernement a ouvert à l'accès public 56 pour cent de la zone précédemment contrôlée par des intérêts commerciaux dans le cadre du vieux système de l'ère coloniale pour la gestion des pêches, soit plus de 500 000 hectares.

Des associations de gestion communautaire de base sophistiquées

Le but de ces réformes était que les zones nouvellement ouvertes seraient gérées par les communautés de pêche sous les auspices du Département de pêche du Cambodge (DOF).

Les communautés où la FAO avait travaillé étaient bien placées pour assumer la gestion des nouveaux lieux de pêche publics. D'ici la fin du projet en avril 2005, quelque 15 organisations communautaires différentes avaient été mises en place dans 116 villages de la province de Siem Reap et géraient activement 108 000 hectares sur le lac et aux alentours.

Ces organisations prennent des décisions par voie démocratique, avec des statuts clairs pour garantir un fonctionnement transparent et efficace, et gèrent les ressources qui relèvent de leur autorité suivant des plans quinquennaux détaillés et tournés vers l'avenir.

Toutefois, de nombreuses communautés de Tonle Sap n'ont pas le même niveau de capacités que le projet de la FAO a aidé à créer à Siem Reap et elles ont du mal à assurer une gestion efficace des ressources dans leurs zones.

Etendre le projet à tout le lac

Petit à petit, cette situation devrait s'améliorer car le gouvernement a incorporé le concept de planification du développement et de gestion des ressources sur base communautaire dans ses programmes de planification du développement et sa législation nationale.

Les autorités cambodgiennes comptent déjà quelque 320 associations de pêche dans tout le pays.

Et même si le projet original de Tonle Sap soutenu par la FAO a pris fin, ses travaux se poursuivent sous la direction du MAFF, grâce à un programme de la Banque asiatique de développement d'une valeur de 10 millions de dollars en faveur du développement durable de la région du lac.

La FAO continue à participer et à travailler en étroite collaboration avec le MAFF sur un des volets du programme, un projet de 3,8 millions de dollars visant à renforcer les capacités des communautés lacustres de gérer durablement les ressources naturelles dont elles dépendent pour vivre.

FAO/P. Evans

 

Avec l'aide des autorités cambodgiennes et de la FAO, les villages de pêcheurs de la province de Siem Reap jouent un rôle actif dans la gestion des ressources naturelles dont ils dépendent

 

Une existence précaire, malgré les richesses du lac


 

9月20日

Cambodge: Des inondations ont provoqué des pertes en biens et en vie humaine

09/20/2005 -- 21:25(GMT+7)
 

Phnom Penh, 20 septembre (AVI) - Des pluies torrentielles survenues vendredi dernier dans la province de Siem Reap ont tué cinq personnes et détruit une centaine de maisons.

Depuis fin juillet dernier, des pluies et crues dans les zones riveraines du Mékong ont fait 21 morts et inondé plus de 40.000 ha de terre, dont 10.000 ha de riz, a fait savoir mardi le Comité national de gestion des catastrophes naturelles du Cambodge.

En avril dernier, le Programme mondial pour l'alimentation (PAM) a accordé des aides d'urgence à 150.000 Cambodgiens qui subissaient la sécheresse en leur amenant 1.500 tonnes de riz. - AVI

Au Cambodge, des cicatrices toujours ouvertes

 

On les appelle les «enfants des khmers rouges» et ils vivent en grands nombres dans la région de Pailin au nord du pays là ou leurs parents se sont établis. Un journaliste du Cambodge Soir est parti à leur rencontre et raconte la difficulté pour ces enfants de trouver leur place dans la société. Plusieurs étudiants de Phom Penh viennent régulièrement dans cette région et à chaque passage précise le journaliste du Cambodge Soir, les enfants de khmers rouges doivent faire face aux mêmes questions : «ton père a tué combien de personnes ? Pourquoi n'a t’il pas jamais été jugé ?». Face à ces réflexions un enfant de khmer rouge interrogé par notre confrère affirme sans pudeur que si le régime khmer rouge était encore en place, tous ces étudiants venus de Phnom Penh auraient été éliminé. La première génération d'enfants d'anciens soldats khmers rouges a eu un passé lourd qui pèse encore sur leur avenir. Selon un psychiatre interrogé par le Cambodge Soir ceci expliquerait que beaucoup de ces enfants tombent aujourd'hui dans la drogue ou le banditisme.

Michaël Sztanke
Article publié le 20/09/2005

 

La Banque mondiale a relevé des fraudes dans ses projets : 9/20/2005 Source Cambodge Soir

 

Engagements non respectés, appels d'offres truqués, attributions de marchés opaques, probables détournementsde fonds à des fins personnelles: le simple résumé d'une étude menée conjointement par le gouvernement

Sam Rainsy poursuit Hun Sen devant la justice américaine : 9/20/2005 Source Cambodge Soir

 
Des victimes de l'attentat à la grenade du 30 mars 1997, dont Sam Rainsy et Ron Abney, ancien représentant au Cambodge de l'IRI (International Republican Institute), ont porté plainte la semaine dernière contre Hun Sen, selon un  

 
9月19日

Hun Sen en visite à Paris : 9/19/2005 Source Cambodge Soir

Hun Sen en visite à Paris : 9/19/2005 Source Cambodge Soir
 
Le Premier ministre Hun Sen arrive aujourd'hui en France pour une visite de deux jours, accompagné de ses ministres des Affaires étrangères et de la Justice. Il sera reçu par le président français Jacques Chirac pour évoquer les relations bilatérales, la situation internationale  

Le Premier ministre flatte son bilan et critique l'aide internationale : 9/19/2005 Source Cambodge Soir

 
Le Premier ministre s'en est une nouvelle fois pris à l'efficacité de l'aide internationale, jeudi devant l'Assemblée générale des Nations unies à New York, tout en dressant un bilan extrêmement flatteur de l'action de son gouvernement.  
9月16日

LA RÉUNION PLÉNIÈRE DE HAUT NIVEAU SE PENCHE SUR UNE RÉFORME EN PROFONDEUR DES NATIONS UNIES ET DU CONSEIL DE SÉCURITÉ : 9/16/2005 Source un.org

M. SAMDECH HUN SEN, Premier Ministre du Cambodge, a déclaré que le Cambodge était parvenu à mettre en place les conditions de la démocratie, de l'ordre public et de l'État de droit, s'éloignant ainsi des heures dramatiques qu'il a connu dans son histoire récente.  Le Premier ministre a cependant tenu à rappeler qu'en matière d'objectifs de développement, un partenariat fort et équitable devait s'établir entre pays riches et pays pauvres.  Il convient en particulier d'éviter que l'aide au développement et les institutions en charge de la distribuer ne contredisent l'esprit de la Déclaration de Paris et de celle de Rome, aux termes desquelles les pays bénéficiaires doivent avoir la pleine maîtrise du processus et des priorités fixées en matière d'avancées socioéconomiques.  Il s'agit ainsi de mettre fin aux sous-entendus idéologiques et aux pressions qui s'exercent contre les pays aidés.  En outre, les fonds alloués bénéficient, non pas à ceux qui en ont besoin sur le terrain, mais aux intérêts des pays donateurs et à leurs consultants.  Tout en se félicitant de la décision du G-8 d'annuler la dette de 18 pays pauvres, le Premier ministre a considéré qu'il s'agit là moins d'une solution au problème de la pauvreté qu'une mesure de sauvetage.  Le développement nécessite en effet davantage de transferts nets de ressources sous la forme d'investissements plus importants ou de subventions.  Les modalités de celles-ci devraient également être plus souples afin de permettre aux pays bénéficiaires de contracter des emprunts visant à financer des projets qui soient utiles pour leur économie nationale, qui génèrent des revenus élevés mais qui n'affectent pas pour autant leur capacité de remboursement, ni leur développement macroéconomique.

Déferlante de plaintes contre le PSR : 9/16/2005 Source Cambodge Soir

Déferlante de plaintes contre le PSR : 9/16/2005 Source Cambodge Soir

 

La plainte pour désinformation, diffamation et atteinte à l'honneur déposée par le chef des gardes du corps de Hun Sen contre Tioulong Saumura, épouse de Sam Rainsy, et Eng Chhay Ieng, secrétaire général du PSR, porte à cinq le nombre de députés

Vague de soutien aux squatters expulsés de Russey Kéo : 9/16/2005 Source Cambodge Soir

 

Son Chhay, député PSR, a demandé par courrier lundi aux deux co-ministres de l'Intérieur d'ordonner immédiatement l'arrêt des violences et des démolitions dans le quartier de Phnom Penh Thmey. Il s'insurge contre la destruction des logements de 545 familles de  

9月15日

PLAINTE. Le général Hing Bun Heng a porté plainte pour désinformation ... : 9/15/2005 Source Cambodge Soir

 
PLAINTE. Le général Hing Bun Heng a porté plainte pour désinformation, diffamation et atteinte à son honneur contre Tioulong Saumura et Eng Chhay Ieng, a-t-on appris hier. Cette plainte faite suite à la publication en août dans le journal  

Adhoc demande au gouvernement d'appliquer la loi : 9/15/2005 Source Cambodge Soir

Adhoc demande au gouvernement d'appliquer la loi : 9/15/2005 Source Cambodge Soir

 

L'ONG Adhoc a demandé hier aux autorités de revoir leur gestion des concessions foncières, alors que les comités de coordination des pays donateurs et du gouvernement se rencontrent aujourd'hui pour faire le point, neuf mois après la dernière

Malgré des progrès, entreprendre reste difficile, selon la Banque mondiale : 9/15/2005 Source Cambodge Soir

 
Les conditions de création et de développement de nouvelles entreprises au Cambodge restent parmi les plus difficiles au monde, selon le dernier rapport International Doing Business 2006 - Creating jobs, co-parrainé par la Banque mondiale  

La Cour suprême classe la plainte de Sam Rainsy contre Hun Sen : 9/15/2005 Source Cambodge Soir

 

La Cour suprême a confirmé hier la décision de la cour d'appel classant sans suite la plainte pour complicité d'homicide volontaire avec préméditation dans l'attentat à la grenade du 30 mars 1997 déposée par Sam Rainsy contre
9月14日

Un pays miné par la corruption

 
A Siem Reap, non loin d'Angkor, quelques dirigeants cambodgiens riches et puissants projetaient de détruire l'hôpital situé au centre de la ville pour revendre ensuite le terrain à un entrepreneur chargé d'y construire un immeuble - magasins et appartements luxueux pour touristes aux étages...
 
 

L'entrepreneur devait reconstruire un hôpital à moindres frais à 6 km de la ville. Grâce à cette opération, ces dirigeants auraient empoché 11 millions de dollars. L'opération immobilière, qui a fait scandale, aurait heureusement été annulée.

Au Cambodge, un enfant sur sept décède avant de souffler sa cinquième bougie et la population n'a guère accès à des services de santé publique. Malheureusement, l'amélioration des conditions de vie de la population n'est pas la principale préoccupation d'un gouvernement miné par des problèmes de corruption. De nombreux ministres possèdent un réseau commercial gigantesque : tout ce qui rapporte, même de façon scandaleuse, appartient à un proche du pouvoir, raconte Georges Dallemagne, responsable de la Coopération technique belge. Ainsi, un haut responsable a amassé 2 millions de dollars à travers le mécanisme d'adoption. Officiellement, les couples désirant adopter un orphelin cambodgien devaient verser des fonds à une oeuvre caritative. Autre exemple, le gouvernement a accepté, après avoir été grassement payé, que la Chine construise deux barrages sur le Mékong, en territoire chinois. Ce projet bouleverserait l'écosystème cambodgien et priverait des millions de paysans de leurs moyens de subsistance, tel le riz ou le poisson.

Et cette situation ne s'améliore pas : les journalistes sont habitués à l'autocensure, et la population, dont un tiers est analphabète, est manipulée. Les deux principaux partis, implantés dans tous les villages, achètent les voix des paysans, par de petits cadeaux, un poulet par exemple.

De plus, la population vit dans la crainte, et ne sait pas ce que signifient justice et démocratie. Les Khmers rouges n'ont jamais été jugés et certains font même partie du gouvernement. C'est pour cette raison que même si le futur procès des dirigeants khmers rouges ne se passe pas dans des conditions optimales, il aura une valeur symbolique très importante. Il prouvera aux victimes que même sans argent, chaque individu a des droits qui doivent être respectés.

Le travail des ONG (Organisations non gouvernementales) présentes au Cambodge est remarquable. Mais elles maintiennent le pays sous perfusion puisqu'elles font le travail à la place du gouvernement. C'est pour cette raison que les instances internationales doivent faire davantage pression sur les gouvernements comme celui du Cambodge, estime George Dallemagne. Pour que l'aide soit fournie en échange de plus de bonne volonté et d'actions efficaces de la part des dirigeants pour remettre leur pays sur pied. 

9月13日

Hun Sen à l'école de la junte birmane : 9/13/2005 Source lalibre.be

Cambodge

Hun Sen à l'école de la junte birmane
PHILIPPE PAQUET

Mis en ligne le 13/09/2005
- - - - - - - - - - - 

Pour le chef de l'opposition Sam Rainsy, le Cambodge vit une dérive autoritaire. L'aide internationale, vitale, devrait davantage servir
à promouvoir la démocratie.

 
 

ENTRETIEN

A l'étranger depuis le 3 février, quand le parti du Premier ministre Hun Sen a voté la levée de son immunité parlementaire et menacé de l'arrêter, le chef de file de l'opposition khmère, Sam Rainsy, se prépare à rentrer au pays à la fin du mois. «C'est peut-être la dernière fois que vous me rencontrez en homme libre», lance-t-il au début de l'entretien exclusif qu'il nous a accordé lundi, alors qu'il était à Bruxelles pour sensibiliser les autorités européennes à une dérive «de type birman» au Cambodge.

Pourquoi prendre le risque de rentrer à Phnom Penh?

Pour faire mon travail de parlementaire et de chef de l'opposition. C'est un risque calculé. Je peux me tromper mais je crois que la communauté internationale accorde une grande attention au sort de l'opposition khmère. L'Union européenne (le Parlement comme le Conseil des ministres), le département d'Etat américain, les Parlements australien et allemand, etc., ont voté des résolutions ou publié des communiqués pour rappeler au gouvernement cambodgien que les différends politiques ne se règlent pas par voie judiciaire, que les tribunaux ne servent pas à éliminer l'opposition.

Et c'est aujourd'hui la tendance au Cambodge?

On observe, depuis douze mois, une dérive autoritaire qui se manifeste par la violation des droits des minorités. L'opposition a été éliminée de toutes les commissions parlementaires. Comme deuxième formation politique du pays, mon parti devrait présider certaines commissions et être représentée dans toutes. Il n'en est rien. Nous n'avons plus une Assemblée nationale mais une assemblée partisane.

Paradoxalement, c'est aussi bon signe. Cela signifie que le pouvoir se rend compte de la force de l'opposition. En sept ans, mon parti a réussi à conquérir 22pc de l'électorat. On peut penser que, dans quelques années, il franchira la barre des 33-34pc. Or, selon la Constitution cambodgienne, il faut deux tiers des voix pour former un gouvernement. Cela ne pourra donc plus se faire sans notre soutien. Le parti de Hun Sen veut empêcher ce scénario en brisant l'opposition et le temps lui est compté car le Cambodge est un pays très jeune; chaque année, il y a 300000 nouveaux électeurs. C'est énorme sur un total de 6,5 millions.

Or, ces jeunes veulent le changement. Pour une raison simple: le Cambodge est le seul pays au monde où les taux de pauvreté, de mortalité et d'analphabétisme sont tous les trois en progression. Et cela malgré une aide internationale massive de 500-600 millions de dollars par an.

L'aide n'est-elle pas un levier pour imposer la démocratie?

Le Cambodge est en train de s'engager dans la voie birmane. Nous avons un régime autoritaire et corrompu qui veut supprimer toute opposition. La différence, c'est que la junte birmane peut vivre dans l'autarcie, alors que le Cambodge est très dépendant de l'aide extérieure. Moduler des sanctions, en ne touchant pas à l'aide humanitaire, notamment celle des ONG, mais en conditionnant l'aide qui transite par le gouvernement, permettrait d'obtenir des réformes.

La Belgique pourrait considérer d'inscrire le Cambodge sur la liste de ses partenaires à la coopération. Serait-ce une bonne idée?

Si un critère de choix est la bonne gouvernance, alors le Cambodge est un très mauvais élève. La Belgique devrait utiliser cette carotte à meilleur escient. Au stade actuel, ce serait un bien mauvais message adressé au gouvernement. Ce serait l'encourager à continuer sa persécution de l'opposition.

© La Libre Belgique 2005

 
 

Les 500 familles menacées d'expulsion obtiennent le soutien de Son Chhay : 9/13/2005 Source Cambodge Soir

 

Les représentants des neuf familles affirmant être propriétaires de terrains situés dans le quartier de Phnom Penh Thmey, sur la route de l'aéroport Pochentong, ont tenu leur promesse, après deux opérations musclées menées vendredi et dimanche

MENACES. Le président du Mouvement des étudiants .... : 9/13/2005 Source Cambodge Soir

 

MENACES. Le président du Mouvement des étudiants pour la démocratie (Med), Pang Sokhoeun, affirme avoir reçu des menaces de mort, dimanche soir via deux messages SMS. Selon lui, ces menaces seraient liées à ses activités: au cours du week-end, il avait envoyé des SMS
9月9日

Nouvelles turbulences en vue avec l'élection du conseil : 9/9/2005 Source Cambodge Soir

 

Ouverte il y a presque un an avec l'élection de Suon Visal comme bâtonnier, remplacé depuis par Ky Tech, son prédécesseur et adversaire mal-heureux par décision de la cour d'appel, la crise au sein du barreau de Phnom Penh va trouver matière à rebondir dans les semaines
9月8日

La Cour suprême examine la plainte de Sam Rainsy contre Hun Sen : 9/8/2005 Source Cambodge Soir

 

Une nouvelle fois, l'attentat à la grenade du 30 mars 1997 contre une manifestation de l'opposition revient sur le devant de la scène judiciaire. Hier, la Cour suprême examinait la plainte pour complicité d'homicide volontaire avec préméditation déposée par

Un millier de Cambodgiens injustement incarcérés en Thailande, selon Sar Kheng : 9/8/2005 Source Cambodge Soir


 
Au cours de la réunion annuelle du Comité de contrôle de la drogue, qui réunissait hier ses représentants locaux et provinciaux, Sar Kheng, ministre de l'Intérieur et président de l'autorité nationale de lutte contre la drogue, s'est déclaré préoccupé par la situation d'un millier de Cambodgiens condamnés  

Des Khmers Krom s'indignent d'accusations contre le roi-père : 9/7/2005 Source Cambodge Soir

 
Neuf organisations et associations de Khmers Krom ont condamné vivement un groupe anonyme disant également représenter les Khmers du Viêt-nam qui a accusé le roi-père Norodom Sihanouk d'avoir cédé la Cochinchine au pays voisin.  

Ses proches attendent de Sam Rainsy une "solution" : 9/7/2005 Source Cambodge Soir

 Ses proches attendent de Sam Rainsy une "solution" : 9/7/2005 Source Cambodge Soir

 

Les proches de Cheam Channy, le député du PSR condamné en août à sept années de prison par la Cour militaire sous l'accusation de constitution de forces armées illégales, espèrent qu'à son retour au Cambodge, Sam Rainsy, le président du parti, pourra trouver une solution
9月6日

DC-CAM. Le Centre de documentation du Cambodge : 9/6/2005 Source Cambodge Soir

DC-CAM. Le Centre de documentation du Cambodge : 9/6/2005 Source Cambodge Soir
 
DC-CAM. Le Centre de documentation du Cambodge (DC-Cam) qui, sous la direction de Youk Chhang, collecte les données et les témoignages sur le régime des Khmers rouges, a reçu des Etats-Unis une dotation de 2 millions de dollars. "Cette dotation apporte une  

Les élections de 2008 déjà en ligne de mire : 9/6/2005 Source Cambodge Soir

Les élections de 2008 déjà en ligne de mire : 9/6/2005 Source Cambodge Soir

 

Il est encore trop tôt pour dire qui sera le candidat du PPC au poste de Premier ministre après les élections de 2008. C'est en substance la réaction de Heng Samrin, président d'honeur du PPC aux propos tenus samedi par le prince Ranariddh, président du Funcinpec
9月5日

Hausse du carburant: Hun Sen juge l'opposition incohérente : 9/5/2005 Source Cambodge Soir

 
Le Premier ministre s'est réjoui vendredi lors du conseil des ministres que l'opposition ait donné l'occasion au ministre de Finances d'expliquer la politique du gouvernement face à la hausse du prix du carburant liée à l'envolée du baril sur le marché  

Le problème foncier, source de conflits futurs, selon un rapporteur de l'Onu : 9/5/2005 Source Cambodge Soir

 

Accès à l'eau, alimentation en électricité, infrastructures sanitaires, hygiène, état général des habitations, application du droit foncier ... C'est pour dresser un diagnostic de tous ces aspects que Miloon Kothari, rapporteur spécial sur le droit
9月4日

Propos recueillis lors : 9/3/2005 Source objectif-cinema.fr

 

RITHY PANH Réalisateur Propos recueillis lors du Festival International du Film de La Rochelle, en juillet 2005, par Stéphanie SENET Timide et souriant, Rithy Panh foule la scène de la grande salle de La Coursive d’un pas mal assuré. C’est la soirée d’ouverture du 33e Festival International du Film de La Rochelle et la réalisateur cambodgien fait l’objet d’un des cinq hommages de la manifestation, avec Anna Karina, Liv Ullmann, Sembene Ousmane et Blake Edwards. L’essentiel des films de Rithy Panh est projeté sur les écrans rochelais, depuis son premier documentaire, Site 2, aux abords des frontières, réalisé en 1989, aux Artistes du Théâtre brûlé, sélectionné à Cannes cette année hors compétition et qui sortira en France le 9 Novembre 2005. Le cinéaste cambodgien, qui a connu les travaux forcés sous le régime des Khmers rouges puis le camp de réfugiés de Mairut en Thaïlande, s’est exilé en France depuis vingt-cinq ans et a été formé à l’Idhec. Il lui a fallu dix ans avant de pouvoir retourner sur sa terre natale, où il signe de nombreux films, quelque part entre le documentaire et la fiction.

 

« FILMER, C’EST ETRE AVEC QUELQU’UN »
 
Objectif Cinéma : Tous vos films offrent des témoignages sur le génocide cambodgien commis par les Khmers rouges. Le témoin de ce massacre est le sujet de votre cinéma ? Rithy Panh : C’est plus qu’un témoignage, c’est surtout une prise de parole. J’ai commencé à faire du cinéma pour retrouver la mémoire du peuple cambodgien. Ce n’est pas évident de dire à ses enfants que l’on a été traité comme un animal. Or, un film permet cela. Il aide à faire sortir cette parole et c’est pourquoi on peut alors faire le deuil. Même s’il « faut laisser le temps au temps » comme on dit. Objectif Cinéma : Dans S21 , cette parole est accordée aux victimes comme aux bourreaux. Comment cela s’est-il passé ? Rithy Panh : En tant que tel, le mot de « génocide » n’est toujours pas officiellement reconnu. Il n’a pas été prononcé lors de la conférence de Paris sur le Cambodge à cause des Khmers rouges, qui ont menacé de quitter la salle. Pourtant, la mémoire n’est vraiment complète que lorsque toutes les parties font le travail de leur côté. Il revient toujours aux victimes d’accepter la situation. Mais les autres ? C’est pour cette raison que Nath, le peintre survivant du S21 va à la rencontre des bourreaux. Personnellement, je ne sais pas ce qui s’est passé. Qu’est-ce qui peut pousser une personne à lever la main sur une autre ? A quoi pense-t-elle à ce moment-là ? Il n’y a que les morts et les bourreaux qui détiennent cette vérité. C’est pourquoi il faut écouter et accepter toutes les explications. Je reste quand même attentif aux mensonges éventuels. Si c’est le cas, je trouve la preuve du contraire, et cela arrive toujours. On retrouve une trace, un mot, une photo, une confession. Alors je les expose et généralement la personne veut revenir sur son témoignage.
9月2日

Enquêtes en cours dans la province de Ratanakiri et les zones côtières : 9/2/2005 Source Cambodge Soir

 

En début de semaine, Yin Kim Sean secrétaire d'État à l'Environnement s'est entretenu avec un juge d'instruction de la cour municipale de Phnom Penh sur le dossier de la déforestation à grande échelle menée dans la zone de Kantuy Neak, dans la province de Ratanakiri.

Le ministre de l'Économie défend les taxes sur les carburants : 9/2/2005 Source Cambodge Soir

 Ceux qui rêvent d'une suppression des taxes sur les carburants en seront pour leurs frais. Jeudi, devant les députés, le ministre de l'Économie et des Finances a jugé qu'une telle suppression n'était pas envisageable. Le débat a été lancé par les députés d'opposition  

Hun Sen: des sources d'énergie alternatives pour protéger la forêt : 9/2/2005 Source Cambodge Soir

 

"Si vous voulez qu'on en finisse avec la déforestation, il faut nous fournir du gaz ou de l'électricité à bon marché." Jeudi matin, à l'occasion de l'inauguration d'un centre de reboisement dans la province de Svay Rieng, le Premier ministre s'est adressé ainsi aux partenaires internationaux
9月1日

Ratification d'une convention sur la répression des crimes transfrontaliers

AKP Phnom Penh, 1er septembre 2005 --

 

L'Assemblée nationale a adopté hier par 88 voix sur 92 députés présents un projet de loi portant sur la ratification d'une convention des Nations-Unies sur la répression des crimes transfrontaliers signée par le royaume en 2001, a cité Cambodge Soir.

 

Le co-ministre de l'Intérieur Sâr Khéng, qui a présenté ce texte aux élus, a souligné l'importance de cette convention pour le Cambodge, "un pays en voie de développement menacé par les crimes transfrontaliers". "L'intérêt de cette convention est d'inscrire le Cambodge dans le mouvement mondial de renforcement de la coopération des pays de la région dans la lutte contre ce type de criminalité", a argumenté le co-ministre. Au nom du groupe des élus du PPC, Pèn Panha a jugé que l'exécutif devait faire du Cambodge "un enfer pour les criminels, pas un paradis".--AKP

Sept ans de prison pour la chasse aux tigres

AKP Phnom Penh, 1er septembre 2005 --  

 

            La cour de Koh Kong a condamné hier Yor Ngun, un spécialiste de la chasse au tigre, à sept ans de prison, a cité Cambodge Soir.   Le braconnier de 57 ans a été arrêté le 29 mars dernier dans la province de Koh Kong, en possession de 25 mâchoires et 82 griffes d'ours.

 

            Originaire de Stung Trèng, Ngun aurait à son tableau de chasse 19 tigres, 40 léopards, 30 éléphants, 500 gaurs, bantengs (des sortes de buffles sauvages) et sambas (un cervidé), 40 ours de Malaisie et 3 ours d'Asie. En 2004, il avait été arrêté une première fois à Mondulkiri mais avait été relâché contre la promesse de ne pas récidiver.--AKP

Deux suspects présentés à la presse

 Photo Koh Santépheap

AKP Phnom Penh, 1er septembre 2005 --

 

Deux hommes accusés d'être impliqués dans l'enlèvement vendredi d'une Khméro-Américaine deux heures après son arrivée au Cambodge ont été exhibés hier devant la presse. Selon Muong Khim, directeur du département de la police pénale au ministère de l'Intérieur, et cité par Cambodge Soir, ces deux hommes ont été arrêtés dimanche à Phnom Penh alors qu'ils téléphonaient à la famille de la victime pour exiger une rançon de 5 millions de dollars. Ces arrestations ont provoqué la panique parmi le reste de la bande qui détenait la femme dans la province de Kampong Speu. Les malfrats ont pris la fuite, laissant leur captive libre de ses mouvements. Celle-ci a pu rejoindre la capitale en taxi dimanche en fin de journée. Deux autres suspects ont été appréhendés et la police est encore à la recherche de cinq personnes mêlées à cet enlèvement.

 

Selon les premiers éléments de l'enquête, l'organisateur du kidnapping aurait déjeuné quelques jours auparavant avec le mari de la victime, ce qui lui aurait permis d'être informé de sa venue. "Ce kidnapping était beaucoup plus élaboré que ceux que nous avons connus par le passé. Les malfaiteurs, dont l'un a déjà été impliqué dans l'enlèvement d'un patron de pêche à Sihanouk-ville, étaient bien organisés sur le plan des communications et moyens de transport", a indiqué le policier.--AKP

La Chine fait don de six navires de patrouille au Cambodge

   

 

SIHANOUKVILLE (Cambodge), 1er septembre (XINHUANET) -- Le  gouvernement chinois a offert jeudi six navires de patrouille au  Cambodge afin d'aider le pays à renforcer sa sécurité maritime.  

     Une cérémonie de remise des navires a été organisée au port de  Sihanoukville, à 230 km au sud-ouest de la capitale Phnom Penh, en présence du ministre cambodgien de l'Intérieur, Em Sam An, et du  conseiller économique et commercial de l'ambassade de Chine au  Cambodge, Sun Weiren, ainsi que de 300 invités. 

     Le ministre cambodgien d l'Intérieur a indiqué à cette occasion que ce don du gouvernement chinois témoigne une fois de plus de  l'amitié traditionnelle entre le Cambodge et la Chine. 

     Il a déclaré que ces navires joueraient un rôle important dans  la lutte du Cambodge contre les pirates et les contrebandiers. Fin 

DIPLOMATIE. Le Premier ministre s'entretiendra .... : 9/1/2005 Source Cambodge Soir

 
DIPLOMATIE. Le Premier ministre s'entretiendra le 29 septembre à Paris avec des chefs d'entreprise français. Cette rencontre sera organisée par le Mouvement des entreprises de France (Medef), le syndicat patronal français. Dans une lettre circulaire envoyée  

Les députés ratifient une convention de l'Onu : 9/1/2005 Source Cambodge Soir

Les députés ratifient une convention de l'Onu : 9/1/2005 Source Cambodge Soir

 

Les députés ont ratifié hier un protocole d'accord dans le cadre d'une convention internationale de l'Onu sur la lutte contre le trafic d'immigrés clandestins. Le prince Sirivuddh, co-ministre de l'Intérieur, venu défendre le texte dans

Le député PSR Chea Poch convoqué par la cour : 9/1/2005 Source Cambodge Soir

Le député PSR Chea Poch convoqué par la cour : 9/1/2005 Source Cambodge Soir
 
L'élu d'opposition Chea Poch, dont l'immunité avait été levée le 3 février dernier en même temps que celles de ses collègues Sam Rainsy et Cheam Channy, a été convoqué hier à la cour municipale de Phnom Penh pour éclaicir la plainte pour diffamation déposée  

Ratification d'une convention sur la répression des crimes transfrontaliers : 9/1/2005 Source Cambodge Soir

 

L'Assemblée nationale a adopté hier par 88 voix sur 92 députés présents un projet de loi portant sur la ratification d'une convention des Nations-unies sur la répression des crimes transfrontaliers signée par le royaume en 2001.

Un journaliste du Cambodia Daily condamné pour diffamation : 9/1/2005 Source Cambodge Soir

 
La Cour suprême a condamné hier un journaliste cambodgien du Cambodia Daily à une amende de 7500 dollars pour diffamation. Cette condamnation fait suite à une plainte déposée en 2001 par le ministre des Affaires étrangères Hor Namhong contre trois journalistes du Daily, dont deux étrangers qui ont depuis  
8月31日

La cession du terrain annulée, selon Norodom Ranariddh : 8/31/2005 Source Cambodge Soir

 

L'affaire de la cession à une compagnie privée du terrain sur lequel logeaient avant-guerre les gardes du palais royal va de rebondissements en rebondissements et provoque une certaine confusion parmi les autorités. Hier, Norodom Ranariddh a déclaré avoir appris que la société Phanimex, a qui était promis le terrain  

Les présentateurs de revues de presse priés de garder leurs commentaires pour eux : 8/31/2005 Source Cambodge Soir

 

Vous pouvez lire ce qu'il y a dans les journaux, mais abstenez-vous de vous répandre en commentaires: voilà le message qu'a adressé le ministère de l'Information aux stations de télévision et de radio. Lundi, les directeurs de ces médias ont reçu une lettre de Khieu Kanharith, leur ministre
8月30日

Quand développement ne rime pas avec réduction de la pauvreté : 8/30/2005 Source Cambodge Soir

 
A première vue, davantage de croissance génère une amélioration du niveau de vie des habitants. Mais la théorie est loin de toujours se vérifier dans les faits. L'Institut économique du Cambodge (IEC) avait invité mercredi dernier plusieurs experts à venir débattre  

Un nouveau président bientôt nommé après la démission du roi-père : 8/30/2005 Source Cambodge Soir

 

Le Premier ministre Hun Sen a indiqué hier avoir demandé au roi Norodom Sihamoni de désigner un nouveau président du Conseil national supérieur des affaires frontalières après la décision du roi-père Norodom Sihanouk de démissioner de cette fonction.
8月29日

Cambodge : démission de l'ancien roi du Conseil des front : 8/30/2005 Source french.xinhuanet.com

PHNOM PENH, 29 août (XINHUANET) -- Le Cambodge aura un nouveau  chef du Conseil national suprême des affaires frontalières (NSCBA) après que l'ancien roi Norodom Sihanouk eut démission de son poste de président de l'organisation, a déclaré lundi le Premier  ministre Hun Sen. 

     S'adressant aux journalistes, le chef du gouvernement  cambodgien a affirmé avoir envoyé une lettre au roi Norodom  Sihamoni, lui demandant de nommer un nouveau chef du conseil. 

     Il a expliqué que le NSCBA avait été créé conformément à un  accord conclu entre le Parti du peuple cambodgien et le parti  FUNCINPEC. 

     A cette occasion, le Premier ministre a démenti les allégations selon lesquelles il aurait des conflits avec l'ancien roi. 

     "A cette date du 25 août, je démissione du poste de président  et de membre du NSCBA", a annoncé Norodom Sihanouk dans une  lettre datée de Beijing et adressée au ministre du Palais royal  Kong Sam Ol. 

     Le NSCBA a été mis en place en vertu d'un décret royal chargé  de négocier et de résoudre les litiges frontaliers avec le Vietnam, la Thaïlande et le Laos. Mais il ne sert que de corps consultatif  au gouvernement. Fin 

Les ouvriers d'Ospinter manifestent leur colère après la fuite de leur patron : 8/29/2005 Source Cambodge Soir

 

 Comme ils l'avaient annoncé, les ouvriers de l'entreprise textile Ospiner ont mis le feu à des pneus vendredi devant les grilles de leur usine, en signe de protestation contre le non-versement de trois mois de salaires et de leurs primes d'ancienneté. Les manifestants, dont une majorité de femmes, sont en colère après leur patron

Le roi-père Norodom Sihanouk annonce sa démission du Conseil des frontières : 8/29/2005 Source Cambodge Soir

 

Le roi-père Norodom Sihanouk a annoncé depuis Pékin sa démission de ses fonctions de président du Conseil national supérieur en charge des frontières (CNSF), cet organisme créé récemment après avoir figuré dans le programme de gouvernement mis au point par le PPC et le Funcinpec.
8月26日

ASSEMBLÉE. Les hauts responsables de la chambre ... : 8/26/2005 Source Cambodge Soir

 ASSEMBLÉE. Les hauts responsables de la chambre ... : 8/26/2005 Source Cambodge Soir
ASSEMBLÉE. Les hauts responsables de la chambre basse ont chacun reçu un Land-Cruiser de marque japonnaise. Selon le député d'opposition Son Chhay, le président de l'Assemblée, le prince Ranariddh, les deux vice-présidents, les neuf chefs de commissions parlementaires  

SOCIAL. Chan Thoeun, le représentant du Siorc... : 8/26/2005 Source Cambodge Soir

SOCIAL. Chan Thoeun, le représentant du Siorc... : 8/26/2005 Source Cambodge Soir
SOCIAL. Chan Thoeun, le représentant du Siorc (syndicat indépendant du royaume du Cambodge) qui avait été empêché de quitter son usine de Prampi Chean, a finalement été renvoyé mercredi par son employeur, d'après Sam Srey Mom, vice-présidente du Siorc. Elle rapporte que le militant  

Pourquoi il y a de plus en plus de sceptiques sur la tenue du procès : 8/26/2005 Source Cambodge Soir

 
Lundi 29 août est la date limite pour livrer au secrétaire général de l'Onu les noms des juges internationaux qui devraient intervenir au côté des magistrats cambodgiens au sein des chambres extraordinaires ou seront jugés les anciens dirigeants khmers  
8月25日

Hun Sèn invité au congrès du FUNCINPEC

AKP Phnom Penh, 25 août 2005 -- 

 

Le Premier ministre Hun Sèn participera, selon Cambodge Soir, au congrès du FUNCINPEC, prévu autour du 14-15 novembre prochain, au cours duquel il devrait prononcer un discours. "Le prince Ranariddh m'a confirmé que Samdech Hun Sèn sera invité pour cette occasion et parlera", a  confirmé hier Chea Chanboribo, responsable de l'information au FUNCINPEC. "Son intervention témoigne de la bonne coopération  entre nos deux formations sur le long terme, gage d'une paix et d'une stabilité politique durables pour les investisseurs", se réjouit-il. "Hun Sèn pourrait effectivement prendre la parole à cette occasion en tant que vice-président du PPC", a affirmé Om Yentieng, conseiller du Premier ministre.

 

La fin des travaux de construction du nouveau quartier général du parti du prince Ranariddh n'étant pas prévue avant 2006, le congrès se tiendra au Stade olympique où sont attendues plusieurs centaines de partisans, dont les responsables des réseaux FUNCINPEC de France, du Canada, d'Australie et des Etats-Unis. Selon Chea Chanboribo, l'amendement des statuts du parti et le plan de son futur siège, dans l'arrondissement de Meanchey, seront à l'ordre du jour.

 

Au début du mois, Hun Sèn avait déclaré que son alliance avec la formation royaliste durerait au moins de 10 à 15 ans, et qu'elle serait réaffirmée avant même la tenue des élections de 2008. Le prince Ranariddh, son partenaire de la coalition gouvernementale, ne voyant pas aussi loin, avait déclaré au mois de juillet, lors d'un sommet interparlementaire de l'ASEAN à Siemreap, que cette entente se prolongerait encore de trois à quatre ans.--AKP

La Thaïlande a besoin de mains d'œuvre cambodgiennes

AKP Phnom Penh, 25 août 2005 --

 

            "La Chambre de commerce thaïlandaise a besoin de mains d'œuvre cambodgiennes pour travailler dans les domaines de construction,  de congélation des produits maritines et d'industrie de son pays", a dit Nhep Bun Chin, ministre cambodgien du Travail et de la Formation professionnelle à la suite de son entretien du 23 août à Phnom Penh avec Ajva Taupananda, chef de la délégation de la Chambre de commerce thaïlandaise en visite au Cambodge.

 

            Selon Nhep Bun Chin, la partie thaïlandaise lui a proposé de recruter immédiatement quelque 200 mille travailleurs cambodgiens pour répondre à ces besoins. La Chambre  de commerce thaïlandaise, a-t-il précisé, coordonnera avec son gouvernement pour légaliser ces travailleurs.

 

            Nhep Bun Chin, a, quant à lui, salué la proposition de la partie thaïlandaise, proposition, selon lui, qui répond à l'esprit du mémorandum khméro-thaïlandais portant sur le travail transnational et aussi de l'entretien entre le Premier ministre cambodgien Hun Sèn et son homologue thaïlandais Thaksin Shinawatra sur les travailleurs légaux cambodgiens en Thaïlande à longue et à courte terme. Le ministre cambodgien du Travail a proposé à la Chambre de commerce thaïlandaise de coopérer avec   celle du Cambodge en vue de régler ces problèmes en suspens. --AKP

Hun Sen invité au congrès du Funcinpec : 8/25/2005 Source Cambodge Soir

Hun Sen invité au congrès du Funcinpec : 8/25/2005 Source Cambodge Soir
 
Le Premier ministre Hun Sen participera au congrès du Funcinpec, prévu autour du 14-15 novembre prochain, au cours duquel il devrait prononcer un discours. "Le prince Ranariddh m'a confirmé que Samdech Hun Sen sera invité pour cette occasion et parlera"

Premier texte adopté, premières interrogations sur l'application du règlement : 8/25/2005 Source Cambodge Soir

 
La loi sur les archives nationales est le premier texte de la nouvelle session à avoir été adopté hier, après trois jours de discussions. Inspirée de la loi française et rédigée en collaboration avec des experts français, la loi vise à protéger les archives nationales 
8月24日

Le roi du Cambodge retourne au pays après sa visite d'Etat en Chine

 

 Photo RFA

Photo RFA

 
PHNOM PENH, 23 août (XINHUANET) -- Le roi du Cambodge, Norodom  Sihamoni, est retourné au pays mardi après sa visite d'Etat en  Chine. 

     Il s'agit de la première visite d'Etat du roi Sihamoni depuis  son accession au trône en octobre dernier après l'abdication de  son père, Norodom Sihanouk, à l'âge de 82 ans. 

     Le Premier ministre Hun Sen, d'autres responsables du  gouvernement et les membres de la famille royale, ainsi que  l'ambassadeur de Chine au Cambodge, Hu Qianwen, ont accueilli le  roi Sihamoni à l'aéroport international de Phnom Penh. 

     Pendant sa visite de quatre jours en Chine, le roi Sihamoni  s'est entretenu avec le président chinois Hu Jintao et rencontré  d'autres dirigeants chinois. Il a également effectué une visite à  Tianjin, la plus grande ville portuaire dans le nord de la Chine,  qui est également la ville jumelée de Phnom Penh, capitale  cambodgienne.  

     Dans les années 70, le roi Sihamoni a appris le ballet dans la  ville de Tianjin.  

     Après la fin de sa visite le 14 août, le roi Sihamoni a passé  quelques jours avec son père et sa mère, l'ancien roi Norodom  Sihanouk et l'ancienne reine Monineath, qui se trouvent à Beijing  pour des soins médicaux. Fin 

 

Un représentant spécial de l'Onu à la rencontre des familles : 8/24/2005 Source Cambodge Soir

 
L'île de Koh Pich, objet d'un conflit entre ses résidents et la municipalité de Phnom Penh, a reçu lundi la visite du représentant spécial de l'Onu sur le logement, Miloon Kothari. La délégation onusienne, accompagnée des avocats du programme Pilap, qui conseillent les habitants